Nathalie Kosciusko-Morizet va annoncer dans la semaine qui vient sa démission du conseil de Paris. Une manière de tourner la page de son engagement politique. Même si la ténor LR, ancienne candidate de la primaire à droite et deux fois ministres, pourrait difficilement oublier totalement ses ambitions.

Nathalie Kosciuscko-Morizet en mai 2017
Nathalie Kosciuscko-Morizet en mai 2017 © AFP / PHILIPPE LOPEZ

Depuis un an, Nathalie Kosciuko-Morizet a déserté la scène politique. NKM qui doit présenter officiellement, la semaine prochaine, sa démission au Conseil de Paris. Après sa cuisante défaite aux élections législatives de l'an passé, la nouvelle recrue de Capgemini à New York était malgré tout restée conseillère d'opposition. 

Mais, alors que sa période d'essai à Capgemini prend fin ce lundi, la membre du parti Les Républicains veut-elle vraiment tourner la page ? "Elle prend du recul pour au moins quatre ou cinq ans" croit savoie Thierry Hodent, lui-même conseiller et inconditionnel soutien de NKM. 

Quatre ou cinq ans, cela peut sembler peu, mais, poursuit-il, "quand vous êtes candidat politique, c'est loin"

Un retrait définitif peu probable

Peut-être pas assez pour le maire LR du XVe arrondissement, Philippe Goujon, qui est pourtant allé chercher NKM en 2014, pour faire face à Anne Hidalgo. Aujourd'hui, il apprécierait - visiblement - de la voir quitter la politique définitivement. "En politique, comme disait le Général de Gaulle, ce n'est jamais le vide qu'il faut redouter, c'est le trop plein" commente-t-il, manière de dire qu'il faut savoir faire de la place.

Mais croire que NKM tire un trait définitif sur la vie politique, c'est oublier un peu vite l'appétit qu'a toujours eu l'ancienne candidate à la primaire. Son ancien conseiller, Jean-Luc Mano, rappelle que Nathalie Kosciusko-Morizet a été deux fois ministre, numéro 2 de son parti, et qu'elle a même déjà songé à devenir présidente de la République. Alors, un retour dans quelques années, "c'est indiscutable" conclut son conseiller.

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