Nathalie Kosciusko-Morizet se démarque du tout-sécuritaire prôné par la droite après les attentats : elle écrit à Manuel Valls pour travailler avec lui sur le dossier du salafisme.

Repenser complètement la formation des imams et des aumôniers : l'une des propositions de NKM à Manuel Valls
Repenser complètement la formation des imams et des aumôniers : l'une des propositions de NKM à Manuel Valls © Reuters / Charles Platiau

On a beaucoup entendu l’aile dure de la droite après les attentats de juillet, avec ses critiques virulentes contre l’exécutif qui ont achevé de faire voler en éclat le peu d’unité nationale qu’il restait depuis les attentats de novembre. Mais, dans l’opposition, une voix se distingue désormais depuis jeudi : celle de Nathalie Kosciusko. La candidate à la prochaine primaire de la droite, veut faire entendre sa différence, et a écrit à Manuel Valls, pour le rencontrer et travailler avec lui sur plusieurs propositions faites pour lutter contre le salafisme.

Face à la menace, il est absolument primordial que toutes nos forces politiques puissent travailler de concert (NKM, dans son courrier à Manuel Valls)

Pour l'ancienne ministre, ce combat est celui "de la reconquête des consciences au sein desquelles l'islamisme radical prospère, sur un terreau de misère identitaire, civique, culturelle et économique".

Plusieurs axes pour lutter contre l’Islam radical

Pour lutter contre le salafisme, Nathalie Kosciusko- Morizet fait notamment des propositions sur le système de formation des imams :

"Pour des raisons historiques, la loi du concordat de 1905 s’applique partout ailleurs. Mais en Alsace-Moselle, il y a des financements publics pour des activités religieuses. On pourrait là-bas, en étendant le concordat à l’Islam, avoir un institut, financé publiquement, de formation des imams" écrit-elle.

Parmi les propositions : un diplôme, à la sortie de cette formation, pour des imams qui maitrisent le français, connaissent le pays et ses valeurs, comme la laïcité. NKM insiste : elle veut bien un véritable islam de France, sans financements étrangers, mais avec des ressources propres, issues d’une redevance sur les produits halal.

L’ancienne ministre prône aussi l’interdiction pure et simple du salafisme, avec un projet de loi qu’elle prépare pour la fin du mois et qu’elle aimerait voir co-signé par des députés de la majorité.

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