nathalie kosciusko-morizet confrontée à une nouvelle crise dans le 2e arrondissement
nathalie kosciusko-morizet confrontée à une nouvelle crise dans le 2e arrondissement © reuters

La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, a remplacé en catastrophe samedi sa tête de liste dans le deuxième arrondissement, à cinq jours de la clôture du délai de dépôt des candidatures.

L'ancienne ministre accuse Hélène Delsol, une mère de famille proche du collectif la "Manif pour tous" contre le mariage homosexuel, de n'avoir pas respecté les accords électoraux passés avec les centristes de l'UDI.

Cette interprète de 31 ans a écarté de sa propre initiative du trio de tête de sa liste un élu sortant de l'arrondissement, Christophe Lekieffre, pour le remplacer, en numéro deux, par un candidat partisan d'un libéralisme intégral, Aurélien Véron, exclu de l'UDI.

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Selon Hélène Delsol, Christophe Lekieffre, "un résident du 15e arrondissement (...) représente aux yeux des électeurs échec et immobilisme".

"Piraterie électorale"

D'après Jérôme Peyrat, conseiller politique de Nathalie Kosciusko-Morizet, l'UDI avait demandé "spécifiquement de ne pas prendre Aurélien Véron sur les listes" et sa désignation relève de la "piraterie électorale".

Le directeur de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Didier Berthault, précise dans un communiqué que plusieurs colistiers d'Hélène Delsol ne souhaitaient plus figurer sur sa liste et refusaient la présence en numéro 2 d'Aurélien Véron.

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Aux yeux de la candidate UMP et de son équipe, les torts de Nathalie Delsol ne s'arrêtent cependant pas là. Jean-Didier Berthault lui reproche "son incapacité à rassembler et à diriger une liste d'union". La tête de liste du 2e arrondissement "est par conséquent retirée à Hélène Delsol" et confiée à Christophe Lekieffre. L'équipe de Nathalie Kosciusko-Morizet demande à la jeune femme de retirer la liste qu'elle a déposée en préfecture sous la dénomination "liste d'union UMP-UDI-Modem" et lui interdit d'utiliser l'image, le nom et le logo de la candidate de l'UMP.

Hélène Delsol dit pour sa part dans son communiqué qu'elle "demeure naturellement la candidate légitime de la droite, du centre et de la société civile" dans le 2e arrondissement.

Un autre dissident, Charles Beigbeder, se frotte les mains

Le conseiller politique de NKM, Jérôme Peyrat l'assure :

On a essayé de régler l'affaire politiquement. C'est elle qui se met dans la dissidence. Ceci dit, on n'est pas à une dissidence près.

Ce nouvel épisode fait l'affaire d'un des dissidents les plus en vue de la droite parisienne, l'homme d'affaires Charles Beigbeder, qui a constitué des listes sous l'intitulé "Paris libéré" après avoir été écarté par Nathalie Kosciusko-Morizet de la deuxième place de la liste UMP dans le 8e arrondissement.

"C'est un épisode de plus qui atteste la très mauvaise organisation de la campagne de Nathalie, émaillée d'incidents, de trahisons, de mépris des uns et des autres", a-t-il déclaré à Reuters. "A Paris Libéré, nous avons maintenant le vent en poupe et beaucoup de Parisiens comprennent le sens de notre démarche."

Les candidats à Paris
Les candidats à Paris © Idé
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