Les députés socialistes sont surpris par l'affaire Thévenoud
Les députés socialistes sont surpris par l'affaire Thévenoud © maxppp

La démission de Thomas Thévenoud, dont on retiendra qu'il est le ministre le plus éphémère de la Vème République puisqu'il est resté 9 jours en poste, suscite de nombreuses réactions dans le monde politique.

Les députés socialistes sont entre la déception et la colère après le départ de Thomas Thévenoud. Dans le même temps, on tente de se réjouir quant à l'efficacité des nouvelles lois sur la transparence de la vie politique.

Thomas Thévenoud, nommé secrétaire d'Etat au Commerce extérieur lors de la formation de Valls II, a été contraint de démissionner neuf jours après sa nomination au gouvernement pour s'être soustrait au fisc.

La rapporteure générale du Budget, la socialiste Valérie Rabault s'est dite "abasourdie". "Peut-être va-t-il falloir demander aux élus de fournir un document prouvant qu'ils ont bien déclaré leurs impôts", suggère cette élue du Tarn-et-Garonne, ancienne cadre bancaire.

"On va avoir du mal à parler de lutte contre la fraude fiscale alors que c'est le deuxième à avoir un comportement anti-citoyen ", une députée socaliste.

Karine Berger, également membre de la commission des Finances tout comme l'était Thomas Thévenoud, est "catastrophée". "On va avoir du mal à parler de lutte contre la fraude fiscale alors que c'est le deuxième à avoir un comportement anti-citoyen" après Jérôme Cahuzac, regrette-t-elle.

Yann Galut, ancien rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale, évoque pour sa part un "coup dur inattendu concernant un député apprécié de ses collègues".

L'efficacité des lois après Cahuzac

"Les lois votées au Parlement sur la transparence ont porté leurs fruits". Avocat de profession, Galut propose de demander aux candidats aux législatives et sénatoriales de déposer un certificat de conformité fiscale.

Dans de nombreux pays, les ministres nommées sont contrôlés par le Parlement afin de procéder à toutes les vérifications nécessaires. Un autre député socialiste, Dominique Lefebvre juge que les lois votées après l'affaire Cahuzac "ne permettent plus de passer au travers des mailles du filet". "Personne ne pouvait s'imaginer cela", constate Sandrine Mazetier, vice-présidente socialiste de l'Assemblée. Pour lui, dans cette histoire le "seul réconfort est que les lois sur la transparence ont fonctionné".

Du côté des ministres, les réactions sont aussi assez dures comme en témoignent ce message :

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.