La Haute Autorité en charge du contrôle de la primaire de gauche a diffusé mercredi soir les résultats définitifs du premier tour, après une inexactitude très contestée.

La primaire élargie du PS a attiré 1.655.919 votants au premier tour dimanche dernier.
La primaire élargie du PS a attiré 1.655.919 votants au premier tour dimanche dernier. © Maxppp / PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

La primaire élargie du PS a attiré 1 655 919 votants au premier tour dimanche dernier, selon les résultats définitifs communiqués mercredi par la Haute Autorité en charge du contrôle du scrutin.

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Cette participation est inférieure à celle du premier tour de la primaire socialiste de 2011 (2 661 231 votants) et à celle du premier tour de la primaire de la droite de novembre 2016 (4.298.097 votants). Elle se situe toutefois dans la fourchette d'estimation indiquée avant le scrutin par les organisateurs, entre 1,5 et 2 millions de votants.

Au final, Benoît Hamon a obtenu 36,03% des voix (596.647) et Manuel Valls 31,48% (521 238), ce qui leur permet d'accéder au second tour de la primaire dimanche.

Arnaud Montebourg obtient 17,52% des voix (290 070), devant Vincent Peillon à 6,81% (112 718), François de Rugy à 3,83% (63 430), Sylvia Pinel à 2% (33 067) et Jean-Luc Bennahmias à 1,02% (16 869). Les bulletins blancs représentent 0,7% des voix (11 766) et les bulletins nuls 0,61% (10 114), selon la Haute Autorité.

68 bureaux non pris en compte

Ces scores portent sur 7 208 bureaux de vote, contre 7 530 initialement annoncés. Beaucoup de bureaux de vote ont "fusionné" car situés au même endroit (école, mairie...), selon les organisateurs.

Les résultats de 68 bureaux de vote ont été "annulés ou non pris en compte", a ajouté la Haute Autorité dans un communiqué.

Les organisateurs du scrutin ont dû affronter une polémique à l'issue du premier tour au sujet du chiffre de la participation mis en ligne sur le site internet de la primaire. Quelque 300 000 voix avaient été artificiellement ventilées entre les candidats, à la suite d'une "erreur humaine", selon Christophe Borgel, président du comité national d'organisation de la primaire.

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