Au siège du PS, le référendum s'étale
Au siège du PS, le référendum s'étale © MaxPPP/IP3 press/Vincent Isore

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, espère au moins 200.000 votants à son référendum sur l'union de la gauche, qui s'est ouvert vendredi matin et qui se déroule jusqu'à dimanche sur internet et dans quelque 2.500 points de votes avec un résultat et des bénéfices politiques incertains.

Un scrutin annoncé en septembre à la surprise générale, après la décision des écologistes du Nord-Pas-de-Calais-Picardie de faire alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, en guerre contre le PS, pour enclencher une dynamique favorable à la gauche en vue des élections régionales de décembre, et éviter une déroute de la gauche. Mais un référendum mais qui est peu connu des votants potentiels - selon un sondage Odoxa pour l'émission CQFD sur iTELE et Paris-Match 52% des sympathisants PS n'avaient "pas entendu parler" du "référendum" - et critiqué pour les possibilités de votes multiples par internet.

L'analyse de Laurence Peuron

Plainte contre X

La Haute autorité éthique (HAE) du PS a tenté, sans grand succès, de rassurer sur la fiabilité du scrutin en expliquant qu'à postériori il serait possible relever les anomalies telles que la génération de plusieurs adresses mails depuis une même adresse IP.

A la mi-journée le Parti socialiste a annoncé qu'il allait porter plainte contre X pour "faux et usage de faux" et "usurpation d'identité" après que plusieurs personnalités politiques, dont la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, ou le journaliste Edwy Plénel ont tweeté avoir reçu un message de remerciement pour leur vote alors qu'elles n'avaient pas pris part à cette consultation.

Un vote par adresse e-mail, une plainte déposée et la CNIL prévenue explique Jean-Chistophe Cambadélis

Les Verts ont organisé leur propre scrutin

La question posée par Europe Ecologie les verts n'est évidemment pas la même. Elle tourne au tour de l'engagement du gouvernement à tenir ses promesses. Les verts trouvent leur question plus pertinente et dénoncent le chantage exercé par les dirigeants du PS.

Elliott Lepers, l'un des organisateurs du référendum avec Estelle Schmitt

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