Cameron vs UE
Cameron vs UE © MaxPPP

A la tribune, le premier ministre britannique a détaillé ses quatre axes de négociations avec la Commission européenne. En toile de fond : la menace d'un référendum de sortie de l'UE.

David Cameron met l’Europe sous pression. Négocier ou bien subir un référendum n'excluant pas de "reconsidérer" l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE s'il n'obtient pas ce qu'il veut.

N'oubliez jamais que l'Union européenne compte maintenant 28 anciennes nations d'Europe, que la diversité est la plus grande force de l'Europe. La Grande-Bretagne dit :'Réjouissons-nous de ce fait, reconnaissons que la réponse à tous les problèmes n'est pas toujours plus d'Europe. C'est parfois moins d'Europe

Il dit prêt à militer pour le maintien de son pays dans cette UE réformée lors d'un discours au centre de réflexion Chatham House ce matin.

Nos demandes ne sont pas excentriques ou absurdes. Elles sont justes et raisonnables.

Encore faut-il que la négociation se passe bien… Franck Mathevon

Renégocier autour de quatre objectifs

Le premier ministre britannique présente quatre points cruciaux pour la que la Grande-Bretagne reste dans l’UE : renforcer le marché unique avec plus de compétitivité, plus de pouvoir pour les parlements nationaux, une meilleure gestion de l’immigration, et un meilleur équilibre entre la zone euro et le reste de l’Union européenne.

Londres souhaite une Europe à deux vitesses

Derrière les vœux de David Cameron, c’est un plaidoyer pour une zone euro plus intégrée d’une côté et une UE élargie qui peut se résumer au marché unique.

Il s’agit de reconnaître qu’il y a de la place au sein de l’Union européenne à la fois pour ceux qui souhaitent une intégration beaucoup plus étroite et pour ceux, comme nous, qui sont membres à part entière de l’UE mais ne sont pas prêts à tout.

Supprimer les aides sociales aux immigrés pendant 4 ans

David Cameron souhaite plus de flexibilité en Europe. Ce sera très difficile sur certains points comme la liberté de circulation. Il veut priver les immigrés européens d’aides sociales pendant 4 ans.

Mais si la négociation se passe bien, le référendum pourrait avoir lieu d’ici fin 2017.

Entre le "faisable" et le "hautement problématique"

En réponse à la lettre envoyée par David Cameron, Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission déclare :

De prime abord, nous estimons qu'un certain nombre d'éléments sont faisables, comme trouver un moyen d'accroître le rôle des parlements nationaux, que d'autres sont difficiles, comme celui d'une union toujours plus étroite et celui des relations entre membres et non membres de la zone euro, et que certains sont hautement problématiques dans la mesure où ils ont trait aux libertés fondamentales sur le marché intérieur

La porte-parole de la Commission européenne ajoute :

La discrimination directe entre citoyens européens entre clairement dans cette dernière catégorie

Un possible Brexit inquiète au FMI

La crise des migrants et une possible sortie de la Grande-Bretagne de l'UE menacent l'intégration économique de l'Europe, met en garde le nouveau chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld :

Je suis extrêmement inquiet de la forte tendance en Europe visant à revenir sur l'intégration des marchés.

Déclaration de cet ancien conseiller économique du président Obama, cite notamment l'hypothèse d'un "Brexit", c'est à dire le sénario d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

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