L'aéroport de Toulouse Blagnac
L'aéroport de Toulouse Blagnac © MaxPPP/La dépêche du Midi/David Bécus

L’extrême droite et l’extrême gauche ne décolèrent pas. Le ministère de l’Économie a annoncé jeudi soir le choix du consortium chinois Symbiose comme futur acquéreur d'une participation de 49,9% dans l'aéroport de Toulouse pour 308 millions d'euros.

Les trois autres candidats étaient Français, mais leurs offres n'éyaient pas les meilleures, selon le ministre de l'Economie.

Emmanuel Macron

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Le ministre de l'Economie

C'est donc le consortium chinois qui fait la meilleure offre. Ils ont également apporté les meilleures garanties et l'engagement d'investir massivement sur Toulouse Blagnac.

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a regretté de ne pas avoir été consulté sur le montant proposé par chacun des candidats. Il souhaite aussi que la puissance publique détienne "la minorité de blocage". Seul le Maire Jean-Luc Moudenc semble satisait.

Les explications de Stéphane Iglésis à Toulouse

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Stéphane Iglésis

L'aéroport de Toulouse est le sixième aéroport français avec plus de 7,5 millions de passagers en 2013 et un chiffre d'affaires de 117,4 millions d'euros pour 10,6 millions d'euros de résultat net. L'Etat détient 60% du capital, aux côtés de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse (25%) et des collectivités territoriales (15%).

Les réactions

Plus largement, Marine Le Pen, Gilbert Collard, député Bleu Marine et et le président de "Debout la France", Nicolas Dupont-Aignan, se sont élevés contre cette vente.

A gauche, la députée socialiste Marie-Noëlle Lienemann exige l'arrêt de la vente. Elle demande dans un communiqué que "toute vente éventuelle d'actions publiques, lorsqu'il s'agit d'infrastructures importantes pour le pays, soit soumise au vote du Parlement".

Cette opération donne le coup d'envoi d'un projet de privatisations d'aéroports régionaux français avant celles de Nice et de Lyon anticipées en 2015.

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