Marine Le Pen au Parlement Européen à Strasbourg
Marine Le Pen au Parlement Européen à Strasbourg © WITT/SIPA

Les révélations sur ce système d’évasion fiscale à échelle mondiale atteignent des proches de Marine Le Pen chargés de la comptabilité de son parti, mais aussi, selon les informations du journal Le Monde, une société écran panaméenne reliée directement aux comptes de Jean-Marie Le Pen.

La liste des noms de personnalités mouillées dans l’affaire Panama Papers s’allonge, après la révélation de ce scandale d’évasion fiscale à l’échelle planétaire, révélé par plus d’une centaine de journaux, dont le quotidien Le Monde en France. Cette fois, les données révélées par la presse évoquent «un système offshore sophistiqué » mis en place par des proches de Marine Le Pen : Le Monde mets au jour un système de dissimulation d’avoirs financiers monté par l’expert-comptable Nicolas Crochet et l’homme d’affaire Frédéric Chatillon, qui fait partie du premier cercle de fidèles de la présidente du Front National.

Frédéric Chatillon est le patron de la société Riwal, chargée de réaliser des prestations de communication pour des candidats FN. Juste avant la révélation du scandale Panama Papers, il a indiqué dès lundi soir qu’ils avaient transmis aux journalistes les infos destinées à prouver la légalité de ces montages financiers.

Une chaîne complexe de sociétés écran

Les deux hommes auraient organisé une chaîne complexe de sociétés-écran chargées de faire transiter des fonds -environs 316.000 euros - de la France vers Singapour, Hong-Kong, les îles Vierges britanniques, avant d’atterrir au Panama sur les registres du cabinet Mossack Fonseca. Les données ce cabinet d’avocats, qu’un lanceur d’alerte - à l’identité protégée - a remis à la presse, sont justement le détonateur de l’affaire Panama Papers. Ce système passe également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, mentionné sur une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives".

Jean-Marie Le Pen : un magot en lingots et en pièces d’or

Selon le journal Le Monde, Gérald Gérin, a reconnu être l'ayant droit depuis 2008 du trust Balerton Marketing, société créée en 2000 et qui apparaît sur les fichiers du cabinet Mossack Fonseca.

L’ancien majordome de Jean-Marie Le Pen en est devenu l'ayant-droit après la mort du frère de Jany Le Pen, Georges Paschos, premier bénéficiaire de cette société-écran. Les gains de Balerton se diviseraient en billets (97.000 euros), en titres ( à hauteur de 854. 000 euros), mais aussi, selon le journal, « en lingots (26) et autres pièces d'or »

Sans avoir établi le véritablme bénéficiaire de ces fonds, le lien serait d’ores et déjà établi, par les enquêteurs, entre les époux Le Pen et la société Balerton Marketing Ltd.

Gérald Gérin se défend, lui, d'avoir servi de prête-nom au fondateur du Front National.

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