Les élus de la majorité sont devenus aujourd'hui de véritables cibles de la colère qui s'exprime dans le pays. L'anti-parlementarisme qui monte est préoccupant disent les historiens, tandis que le patron de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand lance sur France Inter un appel au calme.

Face à l'anti-parlementarisme qui monte, le patron de l'Assemblée nationale lance un appel au calme.
Face à l'anti-parlementarisme qui monte, le patron de l'Assemblée nationale lance un appel au calme. © AFP / Thomas SAMSON

Des lettres anonymes ordurières, une permanence murée, d’autres dévastées, la voiture d’une députée incendiée... La République en marche recense une cinquantaine de ses députés ainsi agressés. 

Pour l'historien du Parlement, maître de conférences à l'Université catholique de Lille, Christophe Bellon, une telle violence est inédite sous la Ve République. Elle lui rappelle celles des années 30, le 6 février 1934, lorsque les ligues ont voulu marcher sur l'Assemblée nationale, mais surtout le mouvement de Pierre Poujade.

Christophe Bellon craint que la contestation ne finisse par gagner l'ensemble des élus, sans distinction de majorité ou d'opposition.

Joint par France Inter, le Président de l'Assemblée Nationale lance un appel au calme. 

Il faut saisir la main du dialogue tendue par le Président de la République. Il faut se reprendre collectivement et que cessent ces attaques contre les élus.

Le Président de l'Assemblée nationale refuse de jeter l'opprobre sur l'ensemble du mouvement des "gilets jaunes" mais souhaite que la justice ne laisse pas impunies ce qu'il considère comme des atteintes à la République.

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