La commission de contrôle de la campagne a alerté samedi sur la diffusion de données obtenues frauduleusement, après avoir été saisie par l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

Capture d'écran du communiqué de la commission nationale de contrôle de la campagne électorale.
Capture d'écran du communiqué de la commission nationale de contrôle de la campagne électorale.

Victime d'une "attaque informatique", l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a saisi vendredi la commission nationale de contrôle de la campagne électorale. Commission qui, "compte tenu de l'entrée dans la période de réserve depuis vendredi minuit", s'est réunie en urgence pour examiner les conséquences potentielles des millions d'octets de données piratées, pour la plupart des documents internes.

Infractions pénales

En réaction, la commission a mis en garde contre les poursuites en justice que pourrait engendrer la diffusion de ces données et appelé "l'ensemble des acteurs présents sur les sites internet et les réseaux sociaux, au premier chef les médias, mais également tous les citoyens, à faire preuve d'esprit de responsabilité et à ne pas relayer ces contenus, afin de ne pas altérer la sincérité du scrutin, de ne pas enfreindre les interdictions édictées par la loi et de ne pas s'exposer à la commission d'infractions pénales."

"Rien ne sera laissé sans réponse"

Dans la journée, à l'issue d'une visite à l'Institut du monde arabe en compagnie du roi du Maroc Mohammed VI et du président de l'Ima Jack Lang, François Hollande a réagi, estimant qu'il ne voyait pas de "tentative de déstabilisation". Le président de la République, qui promet que "rien ne sera laissé sans réponse", appelle à "laisser les enquêtes se faire".

"On savait qu'il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s'était produit ailleurs [...] S'il y a eu effectivement un certain nombre de parasitages ou de captations, il y aura des procédures qui vont entrer en vigueur" a-t-il également affirmé à l'AFP.

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