Etat d'urgence, crise des policiers, menace terroriste...Bruno Leroux, le nouveau ministre de l'Intérieur, n'a pas la partie la plus simple dans ce gouvernement Cazeneuve.

Bruno Leroux n'est pas complétement novice en matière de sécurité.
Bruno Leroux n'est pas complétement novice en matière de sécurité. © Maxppp / LEJEUNE

Place Beauvau, on n'attend pas de grands bouleversements au cours des cinq mois à venir mais plutôt le prolongement de la politique menée jusqu'à présent par Bernard Cazeneuve.

Dès la passation de pouvoir Bruno Le Roux l'a d'ailleurs affirmé: "Je poursuivrai l'action entreprise [par Bernard Cazeneuve] avec ma sensibilité d'élu de Seine-Saint-Denis." L'ancien député-maire d'Epinay-sur-Seine. Parmi les dossiers prioritaires de ses 5 mois au ministère, il a choisi de citer "la gestion toujours nécessaire de la crise migratoire", et "la construction d'une relation nouvelle avec l'Islam de France".

Lors de son arrivée Place Beauvau, Bruno Le Roux a par contre évité certains dossiers qui fâchent: la fronde de certains policiers, depuis l'agression au cocktail molotov de Viry-Châtillon début octobre, et la réforme exigée par les frondeurs de la légitime défense. Bernard Cazeneuve avait géré la crise et obtenu plus de fonds et de matériel pour renforcer la police, mais il n'a pas réussi à apaiser ses troupes.

Surtout, les cinq prochains mois seront marqués, comme les douze précédents, par le prolongement de l'état d'urgence. Bernard Cazeneuve a toujours été en première ligne, pour justifier, chiffres à l'appui, l'efficacité du dispositif au-delà des premières semaines. Le régime d'exception est prolongé, avec des moyens renforcés pour les policiers, au moins désormais jusqu'à la présidentielle. Il faudra organiser l'élection, dans un contexte de menace terroriste toujours omniprésente.

Bruno Le Roux, même s'il n'aura que cinq mois pour transformer en réussite sa première expérience ministérielle (qui plus est dans un grand ministère régalien), aura apprécié ces mots de bienvenue prononcés par son prédécesseur et désormais Premier ministre: "Cette maison est une maison dans laquelle on n'est jamais sûr de réussir même lorsque l’on s’y emploie", résumait ce mardi Bernard Cazeneuve. Voici le nouveau ministre prévenu...

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