Au tour de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, de présenter les 23 premiers noms de sa liste pour l'élection européenne. NDA, en difficulté dans les sondages, aux alentours de 5%. Si ces estimations se confirment, il n'aura que très peu de places éligibles à offrir à des alliés déjà échaudés.

Nicolas Dupont-Aignan va présenter les 23 premiers noms de sa liste pour l'élection européenne
Nicolas Dupont-Aignan va présenter les 23 premiers noms de sa liste pour l'élection européenne © Radio France / Jean-Christophe Bourdillat

C'est une campagne compliquée pour le président de "Debout la France". Lui qui talonnait un temps les LR, traverse un passage à vide, entre démissions en interne et sondages en berne. Avec un casse-tête ces derniers jours, terminer la liste avec peu de places éligibles à offrir.

"Ça risque de tanguer"

Peu de postes à offrir et un choix cornélien. À la fois placer les siens, ceux avec qui il veut siéger au parlement, notamment son bras droit Jean-Philippe Tanguy, pressenti pour la troisième place sur la liste. Mais aussi réserver des sièges pour des figures nouvelles, telle Stéphanie Gibaud, ex-cadre d'UBS, lanceuse d'alerte revendiquée dans l'affaire de fraude fiscale qui touche le géant bancaire suisse, pressentie pour la seconde place.

Sans oublier les alliés, les transfuges du RN Bernard Monot et Sylvie Goddyn, et surtout le Parti chrétien-démocrate de Jean-Frédéric Poisson, à deux doigts, selon plusieurs sources, de claquer la porte s'il n'obtient la troisième position. "Il va y avoir des surprises, ça risque de tanguer" prévient l'entourage de NDA.

Une campagne de moindre ampleur

Des soucis de liste auxquels s'ajoutent les ennuis financiers. "Professions de foi, affiches... Tout est pré-financé", relativise Nicolas Dupont-Aignan. Mais sans l'apport de deux millions d'euros promis par financier Charles Gave, exclu de la liste après les tweets à caractère raciste de sa fille Emmanuelle Gave, et sans les banques, frileuses à prêter, la campagne n'aura pas l'ampleur que le parti souhaite.

Tous les colistiers sont donc obligés de mettre la main à la poche, selon leurs moyens. Un système D qui n'entame pas l'enthousiasme de NDA. "Il a toujours cru en son étoile", décrit un ancien collaborateur. En son étoile et dans les débats à venir : "de toutes ces têtes de listes, je suis le plus connu", argue Nicolas Dupont-Aignan, qui envoie valser les sondages. "Une loterie", sourit-il.

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