Le gouvernement durcit le ton contre les violences dans établissements scolaires. Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, n'exclut pas désormais la présence des forces de l'ordre dans certaines écoles. Une mesure jusque là souvent défendue par la droite, qui a bien du mal à jouer cette fois les opposants.

Du côté de l'entourage de Laurent Wauquiez, on avoue: "personne chez nous ne viendra dire qu'il est contre."
Du côté de l'entourage de Laurent Wauquiez, on avoue: "personne chez nous ne viendra dire qu'il est contre." © AFP / JEFF PACHOUD / AFP

La police à l'école, c'est une idée loin d'être nouvelle. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, le proposait déjà. Depuis ce matin, la droite se garde donc bien de se prononcer, à quelques exceptions près. Comme le maire LR de Nice, Christian Estrosi, favorable à l'idée, et pour cause, la mesure a été récemment expérimentée dans sa ville. 

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Du côté de l'entourage de Laurent Wauquiez, on avoue: "personne chez nous ne viendra dire qu'il est contre." Le seul angle d'attaque de la droite c'est donc la faisabilité. 

Rien n'est acté, c'est juste une réaction d'urgence à un fait divers. Pour l'instant, c'est tiède.

Même reproche de Nicolas Dupont Aignan, le président de Debout La France.

J'entends ça depuis 20 ans. Il faudrait déjà que monsieur Castaner mette des policiers dans les commissariats, pour qu'aux abords des établissements scolaires, nos enfants ne soient pas victimes de racket, de trafic de drogue. C'est une mesure de politique spectacle qu'il annonce. Il ne fera jamais rien là-dessus, parce qu'il n'y a pas les effectifs, et il faut d'abord mettre les effectifs sur la voie publique.

Quand à Marine Le Pen, qui présentait hier devant la presse son plan contre "l'ensauvagement en milieu scolaire", elle dénonce une mesure ultime. "Avant, il y a toute une série de choses à mettre en oeuvre" a t'elle dit sur Europe 1, comme l'instauration d'un référent école dans les commissariats. Un ton étonnamment modéré chez celle qui dénonçait jusque là le laxisme du gouvernement.