Comment rajeunir et densifier une famille politique en perte de vitesse ? En ouvrant le parti à des soutiens déclarés mais pas encore prêts à payer une cotisation d'adhérent. Ce statut hybride de sympathisant gratuit sera évoqué au Campus des Jeunes Républicains du Touquet dans le Pas-de-Calais.

Façade du siège du parti Les Républicains
Façade du siège du parti Les Républicains © Radio France / Cyrille Ardaud

Avec 130 000 adhérents revendiqués, Les Républicains cherchent à attirer de nouveaux soutiens, en puisant dans les bases de données de des soutiens déclarés de leurs élus. Des sympathisants, souvent engagés dans des associations de droite mais qui n'ont pas pris leur carte d'adhérent et n'ont donc pas payé de cotisation.

Une page se tourne, et l'engagement gratuit devient un premier pas, comme une promesse qu'il faut saluer, encourager et même récompenser ! Conscient qu'il faut renouveler et rajeunir ses troupes, le parti LR ouvre sa maison, ses portes et même ses fenêtres... L'idée, c'est de faire circuler les idées (et les courants d'air) pour apporter de l'oxygène avec de nouveaux venus.

Le Campus des jeunes Républicains, qui s'ouvre ce vendredi pour trois jours au Touquet, sera l'occasion de poser les bases du statut de sympathisant gratuit. Un concept défendu par Jean Léonetti, le président par intérim des Républicains, et porté sur le terrain par des élus d'expérience.

Gommer le fossé entre adhérents et soutiens

Parmi eux, Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône, inquiet du vieillissement des militants... La vision de parterres de mises en pli et de cheveux blancs lors de ses réunions publiques le perturbe.

"Je ne critique pas ! C'est très bien et je remercie les seniors de s'intéresser à la politique... Mais le problème, c'est qu'on n'a presque que des seniors ! Or il faudrait qu'on rassemble comme Tintin, de 7 à 77 ans !"

Pour Pierre-Henri Dumont, député de la 7ème circonscription du Pas-de-Calais, il faut gommer le fossé qui existe entre le nombre d'adhérents et celui des soutiens : "Je dois avoir 300 adhérents Les Républicains, alors que dans mon fichier de soutiens je suis à plus de 1 000 !"

Un statut hybride de sympathisant gratuit avec de nouvelles têtes, c'est la piste qui peut les sauver, dit-il : "La droite va crever si on se dit qu'il faut qu'on trouve un nouveau Borloo ou un nouveau Sarkozy... Parce que ça existe pas !"

L'élu de 31 ans veut attirer des actifs, dynamiques engagés dans les tissus associatifs et organisations professionnelles.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.