ayrault juge la passivité sur la syrie porteuse de risques
ayrault juge la passivité sur la syrie porteuse de risques © reuters

Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a racadré son ministre de l'Intérieur en affirmant qu'il n'y avait "pas de raison d'exacerber" la question des Roms, et que leur "intégration" est possible dans le respect "des lois de la République".

La polémique durait sans doute depuis trop longtemps, et il fallait clarifier la position du gouvernement. C'est désormais en partie chose faite, avec l'intervention de Jean-marc Ayrault.

Contrairement à Manuel Valls, pour qui "les solutions d'intégration ne concernent que quelques familles", le Premier ministre a assuré devant les députés que, s'il y a des "situations très difficiles qui donnent lieu à l'installation de campements" illicites, l'intégration des Roms en France reste tout à fait possible.

Il n'y a pas de raison d'exacerber toutes ces questions difficiles. Le devoir des hommes d'Etat est d'avancer concrètement des solutions, de faire progresser, de ne pas mettre les uns contre les autres, de régler les problèmes.

Jean-Marc Ayrault rappelle aussi que selon lui, les problèmes les plus graves pour les Roms peuvent être réglés, via une circulaire gouvernementale d'août 2012. Selon lui, elle permet d'accompagner les famille tout en appliquant des règles fermes.

Dans plusieurs pays dont la France, il y a des situations très difficiles. Le gouvernement a une position claire et cohérente, qui dit aussi que les conditions d'hygiène, de sécurité, d'éducation doivent être respectées.Je n'ignore pas que parfois il y a des réseaux mafieux, qui exploitent la misère humaine. Nous combattons cette exploitation des êtres humains, et nous le faisons même avec la coopération des polices bulgare et roumaine.

Jeudi dernier, la ministre du Logement Cécile Duflot avait attaqué Manuel Valls sur ses propos au sujet des Roms. Des propos qui selon elle vont "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain". Manuel Valls, lui, avait dénoncé des critiques "insupportables".

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