Suffrage indirect oblige, la majorité présidentielle doit convaincre les notables de voter pour elle. Pour cela, pas de nouvelles têtes mais des figures politiques bien installées.

Avec en chef de file des sénateurs macronistes l'ancien PS François Patriat, LREM mise sur des personnalités très à gauche pour l'emporter
Avec en chef de file des sénateurs macronistes l'ancien PS François Patriat, LREM mise sur des personnalités très à gauche pour l'emporter © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

A trois semaines du scrutin, le 24 septembre prochain, le dépôt des listes en préfecture débute ce lundi. Les partis ont jusqu'à vendredi pour présenter les 170 candidats mais la plupart des listes sont déjà connues, y compris au sein du parti de la majorité présidentielle, qui espère l'emporter et rallier ainsi les trois cinquièmes des deux chambres.

Si le leitmotiv des élections législatives a été le grand remplacement, c'est la stratégie inverse qu'a choisi d'appliquer La République En Marche pour l'emporter aux élections sénatoriales.

Pour contre-balancer la mauvaise opinion des notables, ces 160 000 "grands électeurs" qui désigneront nos sénateurs, après les annonces de l'été sur la baisse des crédits pour les dotations territoriales, LREM doit rassurer les élus.

Un Sénat plutôt à gauche ?

Pour cela, rien de mieux que de s'appuyer sur des têtes d'affiche déjà connues. Ces élus de longue date sont tantôt des barrons locaux - maires, conseillers régionaux ou départementaux ou présidents de communauté de commune, comme dans le Nord, la Nièvre, la Lozère, à Saint-Pierre et Miquelon ou encore dans les Hauts-de-Seine ; des sénateurs sortants comme dans le Pas-de-Calais ou dans le Val d'Oise . voire des ministres, à l'image de la ministre Jacqueline Gourault dans le Loir et Cher.

Des têtes d'affiche qui se situent d'ailleurs plutôt à gauche. On reprochait à Emmanuel Macron de pencher à droite au sein de son gouvernement, ici, c'est le très capé François Patriat, l'ancien sénateur socialiste devenu chef de file des macronistes qui mène la campagne pour le Palais du Luxembourg. A ses côtés donc, en tête de liste, quelques centristes, des LR plutôt tendance Juppé, mais surtout une majorité d'élus socialistes ou divers-gauche.

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