Ségèlène Royal
Ségèlène Royal © MaxPPP/Xavier de Torres

Pour la ministre de l'Écologie, qui était l'invitée dimanche du Grand Rendez-vous La Monde/i Télé/Europe , la décision de construction d'un ouvrage tel que celui de Sivens, dans le Tarn, ne serait plus possible aujourd'hui.

Il s'agit même d'une "erreur d'appréciation" selon Ségolène Royal qui juge que la cause en est la "durée de la réalisation, d'obtention d'autorisations, des délais, qui est beaucoup trop longue sur ce type d'équipement, ce qui fait qu'au moment où les travaux commencent, souvent les ouvrages sont périmés", a-t-elle expliqué.

Interrogée sur un possible arrêt du projet, Ségolène Royal a dit ne pas vouloir "se substituer" au Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, mais la ministre a rappelé qu'elle recevrait les élus mardi à Paris pour "trouver des solutions".

Les déclarations de la ministre de l'Ecologie ont été accueillies avec colère par le député PS Jacques Valax, conseiller général du Tarn depuis 19 ans :

Je suis scandalisé de l'aplomb avec lequel la ministre aujourd'hui tranche le problème. (...) Je ne vous cache pas que si ce projet devait être 'ramoné', je démissionnerais de mon poste de conseiller général.

Vendredi, le député socialiste avait plaidé pour que le projet aille au bout, en dépit de la contestation et de la nouvelle expertose : "il en va de la pérennité de nos institutions", avait-il dit. ajoutant que "L'ensemble des conseillers généraux est prêt à optimiser ce projet pour réduire au maximum son impact environnemental."

Les opposants dénoncent depuis plusieurs années un projet "mal ficelé" du Conseil général du Tarn qui selon eux n'a pas étudié les alternatives possibles, moins dommageables pour l'environnement.

Le projet vise à créer une retenue d'eau de 1,5 million de mètres cubes - pour un coût d'investissement de 8,4 millions d'euros - afin de sécuriser l'irrigation des cultures à Lisle-sur-Tarn, près de Gaillac.

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