Pour lutter contre la corruption, l'ONG Transparency International interpelle les candidats à l'élection présidentielle française et leur fait onze recommandations.

Les élus sont appelés à s'engager sur l'éthique par l'organisation allemande.
Les élus sont appelés à s'engager sur l'éthique par l'organisation allemande. © Maxppp / Vincent Isore

Seriez-vous d'accord pour que les citoyens soient moteurs de la décision publique ? Pour promouvoir la consultation en ligne des citoyens en amont de la loi ? Pour vérifier la situation fiscale des responsables publics avant leur nomination ?

Les scandales de corruption continuent d'écorcher la confiance des citoyens envers leurs responsables politiques. Ces questions sont donc les premières d'une liste de onze recommandations dressées par la Transparency International, ONG allemande qui lutte contre la corruption. Jeudi, l'organisation interpellait les candidats à l'élection présidentielle et les invitait à s'engager sur ces propositions.

L'objectif de cette intervention ? Garder "l'intégrité, la transparence de la vie publique au centre du débat public". "Notre démocratie souffre d’un grave problème de défiance des citoyens envers leurs élus", déplore l'ONG, s'appuyant sur un sondage réalisé par Harris Interactive. Lequel révèle que plus de 1 Français sur 2 pensent que les personnes exerçant des responsabilités importantes sont corrompues. Ce chiffre monte à 77% s’agissant des parlementaires. Contre ce niveau de défiance, Transparency International souhaite des engagements sur des mesures concrètes de la part des candidats, car selon elle, "si les Français sont méfiants, ils ne sont pas pour autant indifférents et résignés. Au contraire, ils manifestent un haut niveau d’exigence et de vigilance".

Une agence anti-corruption verra bientôt le jour

Si ces recommandations pourraient être un progrès pour la démocratie française, Transparency International évoque toutefois les avancées déjà constatées, notamment le "bilan globalement positif du quinquennat en matière de lutte contre la corruption et de transparence de la vie publique", la création de la Haute Autorité pour la Transparence de la vie publique et le Parquet national financier, en 2013, suite à l'affaire Cahuzac et le projet d'agence anti-corruption, qui verra le jour grâce à l’adoption de la loi Sapin 2. Quant aux recommandations aux candidats, le bilan des réponses sera communiqué le 23 mars.

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