Manuel Valls aux côtés de Matteo Renzi, chef du gouvernement italien de centre-droit
Manuel Valls aux côtés de Matteo Renzi, chef du gouvernement italien de centre-droit © maxppp

En déplacement en Italie, le Premier ministre a fait référence aux récents sondages qui mettent Marine Le Pen en tête. Pour lui, une dissolution ne ferait qu'aggraver la situation.

"Nous devons agir autrement. Et parler autrement. Pour être écoutés, et entendus. Nous savons quel serait le prix terrible de notre échec. En France, l'extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir !", a prévenu Manuel Valls dans un discours prononcé à la Festa de l'Unita à Bologne. "Et moi, comme homme de gauche, je ne pourrai jamais me résigner à cela. Car ce sont les plus faibles qui seraient les premiers à en souffrir. Et ce serait aussi un coup terrible, peut-être fatal, porté à l'Europe", a-t-il expliqué à la tribune, d'après une traduction officielle de son discours, qu'il prononçait en italien.

Sur le scénario d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a appelé "chacun à se hisser à la hauteur de la responsabilité" afin d' éviter "une crise institutionnelle".

"Quand, dans les enquêtes d'opinion, même si (l'élection présidentielle)

est dans trois ans,

Marine Le Pen est créditée de 32% au premier tour de

l'élection présidentielle. Quand dans une hypothèse, elle pourrait même l'emporter, on a besoin d'une crise institutionnelle pour faire en sorte que demain le Front national soit aux portes du pouvoir?", s'est inquiété le Premier ministre.

Le Premier ministre français a prononcé son discours aux côtés chef du gouvernement italien Matteo Renzi.

Ces déclarations ont immédiatement suscité des réactions au FN. "L'extrême nullité est elle déjà en plein au cœur du pouvoir, M. Valls", a ainsi twitté le vice-président du FN, Florian Philippot.

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