[scald=83027:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Marine Le Pen effectue une percée dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle dans deux sondages, l'un de CSA (19%) et l'autre de l'Ifop (21,5%), après une phase de consolidation pendant plusieurs mois.

Dans les deux cas, la présidente du Front national arrive en troisième position derrière le candidat socialiste François Hollande et le président sortant, Nicolas Sarkozy.

Marine Le Pen s'est déclarée persuadée que cette hausse était liée à la présentation de son projet et qu'elle pourrait monter encore à cent jours du scrutin.

"Je pense que les Français m'accordent que j'ai été la première à leur exposer un projet politique extrêmement clair. Je suis persuadée que les trois mois qui nous séparent de la présidentielle, eh bien les intentions de vote monteront", a-t-elle dit lors d'une rencontre avec des journalistes étrangers.

Dans l'enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Europe 1 et Paris-Match publiée jeudi soir, la présidente du Front national talonne le chef de l'Etat (23,5%), tandis que François Hollande reste en tête (27%).

Dans un second sondage de CSA pour BFMTV, 20 minutes et RMC publié vendredi, Marine Le Pen gagne trois points en un mois avec 19% d'intentions de vote, tandis que François Hollande (29%) en perd autant. Nicolas Sarkozy reste stable à 26%.

Au second tour, François Hollande battrait Nicolas Sarkozy par 57% (- 1) contre 43% (+ 1), le président sortant gagnant cinq points par rapport à octobre.

Au premier tour, le président du MoDem François Bayrou est crédité de 13% des intentions de vote (+ 2), le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon de 7% (+ 1), et celle d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly de 2% (- 1).

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est crédité de 3%, en hausse d'un point. Tous les autres candidats recueilleraient moins de 1%.

Dans un sondage CSA pour Nice Matin, diffusé vendredi, 50% des Français font confiance à la présidente du Front National pour "défendre les valeurs et l'identité françaises".

Sur tous les autres sujets testés, sa crédibilité ne convainc pas une majorité même si les avis sont très partagés sur sa capacité à "maîtriser l'immigration" (49% de confiance) et à "lutter contre l'insécurité" (45% de confiance).

Sur les questions socio-économiques, une forte majorité ne lui fait pas confiance: 70% pour "réduire les inégalités sociales", 73% pour "lutter contre le chômage" et 75% pour "réduire la dette de l'Etat".

Marine Le Pen était arrivée en tête des sondages pour le premier tour en mars 2011, menaçant à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy d'élimination.

Par la suite, la présidente du FN avait reflué dans les sondages entre 16% et 19%, tout en se maintenant à un niveau très élevé en comparaison des scores obtenus par son père Jean-Marie Le Pen avant un scrutin présidentiel.

Gérard Bon et Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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