Alors que le projet de réforme fiscale du gouvernement arrive ce mercredi en conseil des ministres, la droite semble gênée aux entournures sur la question.

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu doit entrer en application en 2018
Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu doit entrer en application en 2018 © Maxppp / Julio Pelaez

C’est la dernière grande réforme du quinquennat de François Hollande : la réforme fiscale qui prévoit la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu est présentée ce mercredi matin en conseil des ministres. Le ministre des Finances, Michel Sapin, en a déjà dévoilé les principales modalités, et prévoit une application dès 2018.

Pour les deux artisans de cette réforme, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, en sont convaincus : elle sera appliquée, quelle que soit la majorité qui sera élue en 2017. Une confiance que la droite tient à tempérer, rien n’est encore décidé, même si elle a longtemps soutenu le principe du prélèvement à la source.

En 2006, Thierry Breton, alors ministre de l’économie du gouvernement Villepin, déclarait : « Le prélèvement à la source sera mis en place le 1er janvier 2009 ». Une mesure soutenue par le candidat à la présidentielle de son camp, un certain Nicolas Sarkozy, à condition que la confidentialité des données fiscales soit assurée.

Les candidats à la primaire de la droite muets sur la question

Une décennie plus tard, les avis sont moins enthousiastes dans les rangs du parti Les Républicains : le programme d’alternance adopté début juillet (et taillé sur mesure pour Nicolas Sarkozy) stipule que le parti « s’oppose au projet actuel de prélèvement à la source », mais l’opposition porte, non plus sur des questions de confidentialité, mais parce qu’il « constitue une charge supplémentaire pour les entreprises ».

Le parti préconise plutôt une simple imposition en temps réel, c’est la ligne défendue par Eric Woerth, l’ancien ministre du Budget et soutien de Nicolas Sarkozy pour 2017. Il expliquait ce lundi sur France Inter que "Les entrepreneurs doivent entreprendre, doivent investir, ils doivent créer de l'emploi, (...) et pas du tout se mettre à être un agent du fisc." Pour Gilles Carrez, sur France Inter à nouveau, cette réforme n'a pas d'intérêt et il faudra revenir dessus. Le député LR pense d'ailleurs que "le gouvernement a des intentions politique dissimulées, à commencer avec la fusion avec la CSG".

Les autres candidats à la primaire de droite sont eux plus discrets face à une réforme dont le principe est soutenu par une majorité de Français.

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