Le premier débat de la présidentielle va réunir 5 des 11 candidats sur le plateau de TF1 : une première, avec ses enjeux, et ses règles précises.

Le premier débat de la présidentielle 2017 a lieu sur TF1
Le premier débat de la présidentielle 2017 a lieu sur TF1 © AFP / Joël Saget

Parmi les 11 candidats qui ont réussi à réunir leurs parrainages, ce sont les 5 principaux (François Fillon, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon) qui vont se retrouver ce lundi soir sur le plateau de TF1, dès 21h, pour un débat à la version inédite, avec un modus operandi différent de ceux organisés lors des primaires à l’automne. Les candidats seront ici disposés en cercle et face-à-face, et non côte-à-côte. La palette chromatique du décor va privilégier des couleurs basiques, comme le beige et gris, sans connotation politique particulière.

Des séquences de 50 minutes par thème

Chacun des candidats démarrera la séquence avec 1 minute 30 dédiée à la question "Quel président comptez-vous être?", avant d’aborder trois grandes thématiques par tranches de 50 minutes : "Quel modèle de société?", "quel modèle économique?" et "quelle place pour la France dans le monde?". Au total, plus de 2h30 de débat sont prévus pour les candidats, entourés d'un public de 400 personnes dont une trentaine de soutiens chacun ( le reste étant dévolu à des salariés de TF1).

Premier débat télévisé de la présidentielle, le 20 mars 2017 : quelles règles?
Premier débat télévisé de la présidentielle, le 20 mars 2017 : quelles règles? © Visactu / Visactu

Format contesté

Ce format à cinq est contesté, car il exclut les six autres candidatures validées par le Conseil constitutionnel vendredi : les trotskistes Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et François Asselineau (UPR), le centriste Jean Lassalle et le vétéran inclassable Jacques Cheminade.

Le Conseil d'Etat a débouté jeudi le recours déposé par Nicolas Dupont-Aignan pour contester ces absences, n'y voyant pas "une atteinte grave et manifestement illégale au pluralisme", ni "une méconnaissance du principe d'équité". Dénonçant une "manipulation médiatique", le candidat souverainiste a quitté le plateau du 20 heures de TF1 samedi, en pleine interview.

Chacun sa méthode de préparation

Des fiches, les 5 candidat en ont réclamé et s'en sont abreuvés depuis plusieurs jours. Emmanuel Macron par exemple a potassé les 15 thèmes de l'émission pour synthétiser ses idées, sachant que la "brieveté n'est pas son fort", moque l’un de ses conseillers. Le candidat d'En Marche! a aussi demandé un récapitulatif des attaques de ses adversaires, au cas où.

Marine Le Pen notamment a justement prévu de le cibler : la candidate FN n'a pas besoin de se préparer parce qu'"elle est déjà prête", veut croire un de ses proches, visiblement confiant qui poursuit aussi, ironique : "De toute façon, c'est tellement cadré qu'on ne pourra trop rien dire".

Décliner son programme, c''est l'objectif de Jean-Luc Mélenchon qui a potassé avant et après sa grande marche de samedi, insistant plus particulièrement sur l'introduction : "Quel type de président voulez-vous être?".

François Fillon, lui, s'est mis au vert depuis jeudi. Il se murmure qu'il aurait utilisé des proches comme sparring partners pour se mettre en situation.

Enfin, Benoit Hamon -qui a consacré beaucoup de temps à préparer son meeting d'hier- n'a pas trop eu le temps de profiter de sa ferveur. A peine était-il descendu de scène que le candidat PS devait se re-concentrer sur ce débat. Dimanche, s'il a adressé un message à la gauche, ce lundi soir, jurent ses équipes, "c'est aux Français qu'il parlera".

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