L'élection à la présidence du parti Les Républicains aura lieu les 10 et 17 décembre.

Le favori pour la présidence de LR c'est lui, Laurent Wauquiez
Le favori pour la présidence de LR c'est lui, Laurent Wauquiez © AFP / CITIZENSIDE / FRANCK Chapolard

Si Les Républicains ne comptaient pas l'exclure, Gérald Darmanin serait parti de lui même. Le ministre des Comptes publics assure en effet que si l'élection du nouveau président de LR devait se jouer entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, il préférerait "partir", trouvant "triste" la direction prise par Les Républicains. C’est pourtant bien le chemin vers lequel semblent aller les militants.

Un parti qui doit se trouver un leader, sans diviser encore plus les militants

Les adhérents semblent pencher actuellement pour le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et sa ligne très droitière. Selon Maël de Calan, juppéiste et conseiller départemental du Finistère, Laurent Wauquiez, "conseillé par Patrick Buisson depuis 2011", n'est "pas majoritaire" dans l'électorat des Républicains et ne peut pas les faire revenir au pouvoir.

Maël de Calan, battu aux législatives dans le Finistère par un candidat En marche!, veut que son parti mette en avant des jeunes dans son parti. "On discute depuis plusieurs semaines avec un collectif, de nouveaux visages des Républicains qui ont soutenu à la primaire "lain Juppé, François Fillon ou Nicolas Sarkozy". Ce collectif dira la semaine prochaine s'il présente un candidat à l'élection pour la présidence de LR explique-t-il.

Si Laurent Wauquiez, le favori du scrutin, est censé présenter sa propre candidature avant la fin de la semaine, ce sera peut-être au cours du meeting qu'il tient ce mercredi soir à Chateaurenard. Une réunion publique qui ressemble furieusement à une déclaration.

Le sarkozyste Daniel Fasquelle, vice-président du mouvement, trésorier et député du Pas-de-Calais s'est déclaré le week-end dernier dans Le Parisien, le jour même de l'ouverture de l'université d'été de son parti au Touquet

Je veux redonner une envie de droite aux Français.

Le député du Pas de Calais dit vouloir rassembler "toutes les droites", et explique surtout vouloir "déconnecter la question de la présidence du parti et l'élection de 2022. Le parti ne doit pas être une écurie présidentielle", précise-t--il.

Autres candidat déclaré : Laurence Sailliet, inconnue du grand public et proche du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand qui a fait le choix, comme Valérie Pécresse, de ne pas se présenter.

Florence Portelli, maire de Taverny (Val-d'Oise) a choisi Le Figaro ce mercredi, pour faire acte de candidature. L'ancienne porte-parole de François Fillon lors de la campagne présidentielle a annoncé qu’elle allait rencontrer Nicolas Sarkozy ce mercredi après-midi pour "prendre conseil auprès de lui". Elle invite par ailleurs les Constructifs qui, "de bonne foi", ont cru que rejoindre Emmanuel Macron était "un moyen de réformer la droite" à "revenir au bercail".

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