Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi matin sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.

Emmanuel Macron, le 26 octobre 2016 à Paris
Emmanuel Macron, le 26 octobre 2016 à Paris © Reuters / Benoit Tessier

Emmanuel Macron met un coup d'accélérateur dans sa campagne et a choisi "le campus des métiers et de l'entreprise" à Bobigny en Seine-Saint-Denis pour annoncer, ce mercredi matin, sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.

Dès son entrée au gouvernement en août 2014, il avait multiplié les provocations sur les fonctionnaires ou les 35 heures. La création d'"En Marche" en avril dernier puis sa démission du gouvernement le 30 août avaient encore précipité les choses. Aujourd'hui, il se déclare et c'est un peu plus tôt que prévu.

Le vrai-faux suspens commençait à lasser. L'ancien ministre se déclare donc avant que la primaire de la droite ne sature l'espace politique, il grille aussi la politesse à François Hollande qui lui, se prononcera début décembre. Méthodiquement, Macron a créé son mouvement, démissionné du gouvernement, organisé des grands meetings, posé son diagnostic et dévoilé son programme dans l'Obs jeudi dernier mais "l'élection de Donald Trump a compté, explique l'un des visiteurs réguliers, non au repli sur soi".

Emmanuel Macron est un pur produit du système qui se proclame "contre le système", ni droite ni gauche dans une Ve République qui n'a jamais élu le troisième homme.

"Nous devons reprendre notre destin en main, participer à l'organisation du monde" explique un proche d'Emmanuel Macron, peu lyrique habituellement.

En attendant retour aux réalités, son mouvement comprend 96.000 adhérents gratuits. "En marche" n'a pas encore le budget requis pour une présidentielle, et encore moins les 500 signatures d'élus locaux.

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