Les députés votent ce mardi le texte qui modernise les règles de l'élection présidentielle. Les "petits" candidats dénoncent un déséquilibre en faveur des favoris. Les publications de parrainage font aussi débat.

carte d'électeur
carte d'électeur © Valeria Emanuele

C'est une proposition de loi qui n'a sans doute pas fini de faire parler d'elle. En novembre, le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, à l'époque Président de la commission des lois à l'Assemblée, mettait en avant les difficultés des médias audiovisuels quant au temps de parole des candidats pour justifier ce texte sur la modernisation des règles de la présidentielle.

Egalité ou équité ?

Il s'agit, pour ses défenseurs, de passer de l'égalité stricte à l'équité. En clair, de faire respecter des temps de paroles strictement égalitaires dans la période de trois semaines qui va de la publication des candidatures au lancement de la campagne. Mais de passer ensuite à l'équité, qui se mesure au poids du candidat aux précédentes élections, à sa position dans les sondages rapporté à l'espace qu'on lui propose médiatiquement. Il s'agit de tordre le coup à des pratiques qui faisaient qu'on interviewait les gros candidats en prime time et les petits la nuit.

Les "petits" partis désavantagés ?

Colère des "petits", dont les communistes, qui considérent que ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on règle le problème. Une démocratie digne de ce nom disent-ils s'honore à faire respecter l'égalité.

Au centre, non plus, la pilule ne passe pas, notamment pour le député zt candidat Jean Lassalle.

C'est un attentat contre la démocratie.

Tous les parrainages publiés

Hémicycle de l'Assemblée Nationale
Hémicycle de l'Assemblée Nationale © MaxPPP / François Lafite

Autre évolution : les parrainages. On reste sur 500 mais là où auparavant un tirage au sort en rendait seulement certains publics, là au moins deux fois par semaine, le Conseil constitutionnel publiera sur son site toutes les signatures des élus. Jean-Luc Mélenchon dénonce un "coup de force" et demande aux parlementaires de créer plutôt au nom de la modernité un "droit de parrainage citoyen". Le Front National votera contre loi même s'il reconnaît ne plus être concerné ni par l'ostracisme des médias, ni par la difficulté des parrainages vu son nombre d'élus.

Reste une curiosité, trouvée dans le texte original : la réduction de un an à six mois du comptage des fonds destinés au financement de la campagne. D'aucuns y avaient vu un article spécial Hollande, les sénateurs l'avaient conservé, les députés l'ont évacué...

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.