Présidentielle autrichienne : le candidat d'extrême droite part favori.
Présidentielle autrichienne : le candidat d'extrême droite part favori. © Radio France

Ce dimanche, l'Autriche est en passe de devenir le premier pays de l'Union européenne à élire un chef d'Etat appartenant à l'extrême droite.

Norbert Hofer, candidat du Parti de la liberté (FPÖ), islamophobe et eurosceptique, est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 35% des suffrages.

Il pourrait donc l'emporter face à l'indépendant Alexander van der Bellen, ancien chef des Ecologistes.

Aucun représentant des deux partis traditionnels

Aucun représentant des deux partis traditionnels, sociaux-démocrates du SPÖ et les conservateurs de l'ÖVP, n’a pu se maintenir au second tour.

Cette situation a eu des conséquences au sein du SPÖ, parti majoritaire de la coalition avec l'ÖVP. Le chancelier Werner Faymann a quitté ses fonctions au profit de Christian Kern, un ancien patron des chemins de fer.

Certes le président autrichien ne joue traditionnellement qu’un rôle protocolaire mais il dispose de certains pouvoirs. Entre autre, celui de nommer le chancelier, de révoquer le gouvernement et d’être le chef des armées.

Attaques acerbes

Depuis le 24 avril, date du premier tour, les deux adversaires lancent des attaques acerbes. Hofer a qualifié son concurrent de "fasciste écologiste". Van der Bellen, professeur d'économie âgé de 72 ans, a pour sa part accusé Hofer de chercher à trouver n'importe quel prétexte pour destituer le gouvernement en place.

A 45 ans, Hofer, est ancien ingénieur de l'aéronautique, au style discret mais extrêmement déterminé. Il a multiplié les déclarations sur la menace posée par l'arrivée de migrants musulmans. Par ailleurs, le FPO progresse depuis plusieurs années.

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