"Ni suffisamment armé, ni suffisamment aguerri" pour se présenter en 2017, Nicolas Hulot a annoncé mardi qu'il ne serait pas candidat, comme certains écologistes l'espéraient.

Nicolas Hulot à la Cité des Congrès à Nantes
Nicolas Hulot à la Cité des Congrès à Nantes © Maxppp / Olivier Lanrivain

Des voix s'étaient en effet élevées dans le camp vert (notamment celle de Daniel Cohn-Bendit sur France Inter) pour soutenir une candidature de l'écologiste de 61 ans, mais il préfère rester en-dehors de la bataille présidentielle. Échaudé par le scrutin interne à Europe Ecologie-Les Verts en 2011, qui avait vu la victoire d'Eva Joly, Nicolas Hulot avait entretenu le suspense sur sa candidature en se gardant de révéler ses intentions. Avant de finalement renoncer publiquement, dans un message sur sa page Facebook.

Très populaire en France, il était jusqu'ici crédité de 9 à 11 % d'intentions de vote dans les sondages. Et parmi ceux qui souhaitaient le voir se lancer, on comptait notamment le nouveau secrétaire d'EELV, David Cormant, ou l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot.

Nicolas Hulot, acteur de trois présidentielles
Nicolas Hulot, acteur de trois présidentielles © Radio France / Olivier Bénis

Ses proches, qui attendaient sa décision cet automne, sont aussi étonnés qu'abattus ce mercredi. Plusieurs responsables d'EELV mettaient beaucoup d'espoirs en cet ambassadeur de l'environnement, médiatique et populaire, même s'il n'incarne pas une écologie très à gauche.

L'ancien présentateur d'Ushuaïa craignait que la campagne présidentielle ne devienne un concours de télé-réalité. Il avait pourtant un espace à conquérir, entre un PS rongé par les 49.3 et des Verts en miettes. Toute la question reste de savoir si après tant de renoncements, il pourra encore peser dans le débat.

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