Cinq candidats à l'élection présidentielle détaillent ce mardi leur vision de la santé de demain, et de la sécurité sociale. François Fillon a pris les devants dans la presse.

François Fillon en visite à la clinique Marie Lannelongue, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
François Fillon en visite à la clinique Marie Lannelongue, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) © AFP / THOMAS SAMSON / POOL / AFP

L'enjeu est de taille pour François Fillon qui avait provoqué un tollé jusque dans son propre camp en proposant de "focaliser" l'assurance maladie sur les "gros" risques, comme les affections de longue durée (ALD). Le candidat désigné par la primaire de droite fait donc ce mardi de nouvelles propositions en matière de santé, avec la volonté de rassurer un électorat que son projet initial, très radical, avait heurté : par exemple, la distinction entre "petits" et "gros" risques ne fait plus partie du programme du candidat de la droite et du centre, après le travail de consultation que son équipe de campagne a réalisé auprès d’une centaine de professionnels de la santé ces dernières semaines.

L'un des artisans du projet prévient : "Il n'y a pas de désengagement de la Sécu, encore moins de privatisation." En clair, pas de "coup de rabot", mais certains nouveaux médicaments jugés "inefficaces" seront bel et bien déremboursés.

Objectif : continuer à prendre en charge les produits innovants, très coûteux, en cas de cancer ou d'hépatite par exemple, ou encore rembourser à 100% les lunettes pour enfants, sans mutuelle.

►ÉCOUTER | François Fillon veut montrer qu'il soigne aussi les idées de son plan santé : les explications de Cyril Graziani

Mutuelle pour tous

François Fillon souhaite d'ailleurs que tous les Français possèdent une mutuelle. A condition que celles-ci baissent leurs cotisations, notamment pour les retraités. Une agence serait créée pour coordonner les mutuelles obligatoires et optionnelles. Maître-mot : la transparence des tarifs.

Le candidat désigné par la primaire de droite veut aussi que l'hôpital devienne le dernier recours, en développant l'ambulatoire pour réduire les coûts. En faisant aussi monter en puissance la médecine libérale aussi, notamment sur la prévention, avec une consultation tous les deux ans. A la clé, un petit "cadeau" pour les médecins : ce rendez-vous serait facturé 35 à 40 euros, contre 23 euros pour une consultation classique.

François Fillon détaillera ses propositions ce mardi en fin de matinée au Palais Brongniart à Paris, après le passage d’Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon et Yannick Jadot.

►►►ALLER PLUS LOIN | Thierry Beaudet, invité du 5/7 : "Aujourd'hui, les complémentaires sont indispensables pour l'accès aux soins"

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.