Plus de neuf Français sur dix attendent les candidats sur le thème du pouvoir d’achat. Loin devant la laïcité, révèle une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévision.

Près d'un Français sur quatre fait ses courses à 5€ près ou moins, comme ici dans un supermarché de La Ravoire (73).
Près d'un Français sur quatre fait ses courses à 5€ près ou moins, comme ici dans un supermarché de La Ravoire (73). © Maxppp / Vincent Isore

Comment remplir le frigo ? Une grande majorité des Français attendent toujours une réponse à cette question dans la campagne présidentielle. L'institut de sondage Ipsos Sopra-Steria révèle dans une enquête que "81% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé au cours des dernières années". Un sentiment qui touche "toutes les catégories de revenus et toutes les sensibilités politiques" (82% des sympathisants de gauche et 85% des sympathisants de droite).

Un thème important dans la campagne électorale

93% des sondés veulent donc que le pouvoir d'achat occupe une place prépondérante dans la campagne. Les 7% restants considèrent de leur coté que cette thématique peut rester "secondaire".

Jean-Luc Mélenchon est celui qui inspire le plus confiance

Le représentant de la France Insoumise est le candidat auquel les Français interrogés font le plus confiance en matière de pouvoir d'achat (43%), devant Emmanuel Macron (38%), Benoît Hamon (34%) et Marine Le Pen (28%). Empêtré dans une succession d'affaire, François Fillon décroche (20%). Les propositions d'augmenter le SMIC mensuel d'au moins 10% (+16% pour Jean-Luc Mélenchon ; +10% pour Benoît Hamon) recueillent d'ailleurs l'approbation de 82% des Français. Autre mesure plébiscitée, le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires proposé par Marine Le Pen : 82% des Français y sont favorables.

La mesure la mieux accueillie est donc une proposition de Marine Le Pen. 83% des Français sont d'accord avec la présidente du Front National quand elle propose de baisser les impôts de 10% pour les trois premières tranches. Une proportion qui monte même à 95% chez l'électorat de François Fillon, plus favorable à cette mesure que celui de Marine Le Pen elle-même (88%), d'Emmanuel Macron (80%), de Jean-Luc Mélenchon (78%) et de Benoît Hamon (66%).

Quant aux deux propositions économiques phares de François Fillon, ce sont celles qui ont le plus de mal à trouver un écho auprès des Français. Même au sein de son propre électorat, seuls 39% des sondés se disent favorables au rétablissement des allocations familiales pour toutes les familles.

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