Le Premier secrétaire du Parti Socialiste, invité de la matinale de France Inter, propose un outil participatif pour que "tous les Français" puissent trancher les débats des différents courants de la gauche avant la présidentielle.

Olivier Faure,  Premier secrétaire du Parti socialiste francais. Paris 16/11/2020
Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste francais. Paris 16/11/2020 © AFP / Pablo Porlan / Hans Lucas

Au PS, l'objectif est affiché : "Il faut en 2021 provoquer un big bang de la gauche et de l'écologie", qu'Olivier Faure se dit "déterminé à faire gagner". Mais pour cela, le Premier secrétaire du parti, veut faire souffler un vent de renouveau. La première étape de cette "refondation" consiste à "se poser dès 2021, et sans tabou" la question du nom même du parti, qui, pour lui, est "aujourd'hui mal compris, il ne dit plus ce que nous sommes devenus". Dans la foulée, Olivier Faure veut lancer un outil participatif, qui permettrait à tous les Français de trancher les débats qui agitent les différents courants de cette gauche, aujourd'hui divisée alors que l'échéance de l'élection présidentielle se rapproche à grands pas. Mode d'emploi.

Première étape: les propositions du PS

Ces prochains mois, cruciaux, Olivier Faure, les imagine en trois étapes. D'abord des propositions, faites par le Parti Socialiste lui-même, "mises en débat" et "soumises aux Françaises et aux Français" à qui il propose de "challenger" ces idées : "Si vous avez mieux, nous prendrons ce que vous dites."

Il faut que les socialistes acceptent l'idée d'aller au bout de leur refondation

Cette première étape servira selon à lui à dire pourquoi "[les socialistes] sont encore là" et ce qu'ils portent. "Mais ça ne suffira pas, il faudra ensuite rassembler la gauche", rappelle-t-il. 

Deuxième étape: trancher avec les autres forces de gauche

La deuxième étape viendra ensuite quand le PS mettra ses propositions en balance face à celles des autres courants, "notamment les écologistes". Sur les "terrains de désaccord", Olivier Faure veut, là encore, l'arbitrage des citoyens : "Que ce soit les Français eux-mêmes qui viennent trancher"

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Troisième étape: le choix du candidat

Vient enfin le choix ultime et qui pèse le plus lourd dans la course à la présidentielle : le choix du meilleur candidat pour la gauche. Le Premier secrétaire du PS refuse de mettre le casting avant les projets : 

Plutôt que le bal des egos, je souhaite qu'on ait une primaire des idées

"On a toujours commencé par "qui" ,(...) on finit par s'entretuer, et à la fin on perd. Je souhaite qu'on fasse exactement l'inverse" explique le Premier secrétaire du Parti Socialiste, qui souhaite d'abord établir un projet commun, avant d'"établir qui est le ou la meilleur.e" candidat pour le porter.