Après l'interpellation de deux hommes à Marseilles, suspectés de fomenter un attentat lors de la campagne, la question de la sécurité des candidats est plus que jamais d'actualité.

La sécurité a été renforcée autour des candidats favoris, après des risques d'attaques terroristes.
La sécurité a été renforcée autour des candidats favoris, après des risques d'attaques terroristes. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Une campagne électorale sous la menace élevée d'un attentant, c'était du jamais vu jusqu'alors sous la Ve République en France. Et l'état d'urgence, rallongé en décembre dernier jusqu'au 15 juillet pour couvrir la période de la présidentielle et des législatives, montre son utilité après l'arrestation, ce mardi, de deux hommes suspectés de préparer un attentat lors de l'un des derniers meetings avant le premier tour du scrutin, dimanche 23 avril.

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50.000 gendarmes et policiers dimanche

Tous les dispositifs de sécurité sont donc renforcés : à commencer par Vigipirate, évidemment, mais également les militaires de l'opération "Sentinelle". Ils sont mobilisés lors des meetings, notamment pour des fouilles, devant les QG de campagne et devant les bureaux de vote les jours de scrutin.

Au total, 50.000 gendarmes et policiers seront déployés dimanche, en plus des militaires de Sentinelle.

Sécurité renforcée pour les candidats

Pour les candidats, une protection est prévue. Elle varie selon leur exposition ou leur précédente fonction. Le niveau de risques est évalué par l'Unité de Coordination de la lutte Anti-terroriste, qui détermine le nombre d'agents du "service de la protection des hautes personnalités" qu'elle accorde à chaque candidat.

La palme est pour le moment pour François Fillon. L'ancien Premier ministre est accompagné pendant ses déplacements de campagne de 12 officiers publics. Pour d'autres candidats, la sécurité a également été renforcée, comme pour un autre ancien ministre, Emmanuel Macron.

Gilet pare-balles

Une sécurité d'autant plus renforcée que les candidats ont été récemment avertis de "risques d'attaques". Désormais, tireurs d'élite, des hommes du raid et autres démineurs sont désormais présents aux meetings.

D'après nos confrères de France Info, les policiers auraient demandé à François Fillon de porter un gilet pare-balles à la tribune hier à Nice. Une demande que le candidat LR aurait refusé.

Le problème soulevé par certains candidats, c'est que ce déploiement de force ne concerne que les favoris. Les "petits candidats", comme ils sont souvent appelés, se sont plaints car eux aussi sont des cibles poitentielles.

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