Après que plusieurs proches l’ont lâché, c’est peut-être le premier ministre qui s’apprête à abandonner François Hollande et à s’engager dans la course à la présidentielle.

Le premier ministre en visite à Abidjan.
Le premier ministre en visite à Abidjan. © Maxppp / LEGNAN KOULA

La semaine dernière un sondage confirmait la chute annoncée du président actuel dans les sondages avec 4% d’intention favorable. Pourtant Manuel Valls a affirmé son soutien à François Hollande, dans un entretien diffusé dimanche soir par France 24 et RFI. Auparavant pendant quelques jours, la tentions a été croissante entre Matignon et l’Elysée.

"Je n'ai pas à démontrer ma loyauté, elle est là, chacun le reconnaît, vis-à-vis du président de la République, vis-à-vis des institutions", a dit Valls lors de cet entretien réalisé à Abidjan en Côte d'Ivoire, dernier pays visité d'une tournée de quatre jours en Afrique de l'Ouest. "C'est un ami" a expliqué Manuel Valls au sujet de François Hollande ajoutant que « personne ne doit participer d'un jeu qui viserait à affaiblir le président de la République." Mais cette amitié ne doit pas « empêcher la franchise ».

Le Premier ministre, six mois avant l’élection présidentielle commence à prendre ses distances avec le Président et renouvelle ces appels à l’union de la gauche. Selon le journal Le Monde, le livre "Un président ne devrait pas dire ça..." a provoqué la "colère" de Manuel Valls qui aurait évoqué une sorte de honte d'"abattement" chez les militants et les élus socialistes.

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement et ami proche de Hollande, a rappelé dimanche lors du Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos que "le patron, jusqu'à nouvel ordre, c'est le président de la République". François Hollande doit éclaircir ses intentions en vue du scrutin du printemps, au début du mois de décembre. D’ici là, le Premier ministre laisse lui aussi planer le doute sur sa possible candidature. "Je veux être à la hauteur de la responsabilité du moment c'est-à-dire faire en sorte que (...) la gauche puisse demain l'emporter. Et moi, j'y contribuerai, d'une manière ou d'une autre."

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