A la veille du premier tour de la primaire de la droite et du centre, trois des sept candidats font la course en tête. La clé du scrutin réside dans la participation, importante.

Les trois favoris du premier tour de la primaire de la droite et du centre
Les trois favoris du premier tour de la primaire de la droite et du centre © AFP / Eric FEFERBERG

C'est inédit. Pour la première fois demain, les électeurs de la droite et du centre seront appelés à choisir leur candidat pour l'élection présidentielle de 2017. Les courbes de sondages prédisent une "finale à trois". Selon les dernières études d'opinion, François Fillon, un temps distancé, est en position de figurer au second tour. Alain Juppé reste favori devant l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy.

Participation incertaine

Mais la clé du scrutin réside dans la participation. En France, 10 228 bureaux de vote sont ouverts de 8h à 19h. 56 531 expatriés se sont inscrits pour voter électroniquement, soit huit fois plus que lors de la primaire socialiste, en 2011. À midi dimanche, Thierry Solère, président du comité d'organisation de la primaire, annonçait 1,13 million de votants, puis 2,5 millions... et tablait sur 3 millions au total. Mais quel sera le profil des votants ?

Il y a cinq ans, la primaire socialiste avait rassemblé 2,6 millions d'électeurs au premier tour. Mais pour la droite, qui a toujours eu la culture du chef, la primaire est un bouleversement. "80% des sympathisants des Républicains nous disent qu'ils ne comptent pas voter à la primaire,nous sommes donc sur un corps électoral restreint, explique Jérôme Fourquet de l'institut de sondage Ifop. L'enjeu majeur, c'est la capacité de faire voter ces électeurs."

L'enjeu de la mobilisation

Chacun sa stratégie pour mobiliser. Nicolas Sarkozy mise sur une faible participation, à hauteur de 2 millions. Ses deux rivaux, en revanche, espèrent attirer un maximum d’électeurs. Alain Juppé parie sur le rassemblement, des "déçus du hollandisme" à ceux du Front national, en passant par les centristes de l'UDI et du MoDem. Lors du dernier débat jeudi soir, il a de nouveau invité les électeurs à venir voter en masse.

François Fillon, lui, compte sur sa popularité auprès des sympathisants de droite. Au cours de ce dernier mois, l’ancien Premier ministre a gagné en moyenne 10 points dans les sondages, en particulier chez les sympathisants Les Républicains et les centristes. S'il n'est pas qualifié pour le second tour, son attitude sera décisive pour départager Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a choisit de galvaniser sa base militante, afin de s'assurer un socle de voix, en reprenant des thèmes de sa campagne de 2012, et en concentrant ses attaques sur l'allié centriste d'Alain Juppé : François Bayrou.

Tous les perdants de la primaire ont promis de se ranger derrière le vainqueur. Mais plusieurs s'inquiètent concernant l'organisation matérielle du scrutin. Le scénario de 2012 est encore dans toutes les têtes. Sarkozy battu à la présidentielle, François Fillon et Jean-François Copé avaient tous les deux concouru pour la présidence de l'UMP et revendiqué le titre, sur fond de soupçons de fraude.

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