A cinq jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, France Inter passe en revue les les programmes des candidats en matière de fiscalité.

Les sept candidats en lice pour la primaire de la droite et du centre
Les sept candidats en lice pour la primaire de la droite et du centre © Radio France / France Bleu

Derniers jours de campagne pour les sept candidats à la primaire à droite. Jeudi soir, ils défendront une dernière fois leur programme lors de l'ultime débat télévisé. Le premier tour a lieu dimanche. En matière de fiscalité, tous promettent des baisses d'impôts, mais concernant les modalités, tous n'ont pas la même recette.

  • L'IMPÔT SUR LE REVENU

La question de l'imposition des ménages est celle qui divise le plus les candidats. Et notamment s'agissant de la méthode.

Deux candidats militent pour une baisse de l'impôt sur le revenu. Nicolas Sarkozy promet une baisse "de 10%, votée dès l'été 2017 pour les impôts payés en 2018". Ce sera "7 milliards d'euros rendus aux Français" assure l'ex-chef de l'Etat. Jean-François Copé propose, lui, une baisse de "5 milliards de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes" sur le premier exercice.

De son côté, Alain Juppé mise sur le rehaussement du quotient familial, 2 500 euros par demi-part (contre 1510 euros actuellement). Une mesure qui "aura un impact sur les classes moyennes intermédiaires" selon le maire de Bordeaux qui propose aussi d'alléger les cotisations sociales sur les emplois à domicile.

Le rehaussement du quotient familial figure également dans les programmes de François Fillon et Bruno Le Maire, mais tous deux privilégient une fiscalité favorable aux entrepreneurs et aux investissements.

En rupture avec les autres candidats, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite que tous les Français paient, à hauteur de leurs moyens. Actuellement 46,5% des ménages sont imposables. La députée de l'Essonne suggère une "flat tax", c'est-à-dire un impôt à taux unique de 20%, afin de supprimer "les effets de seuil". Une idée en partie partagée par Jean-Frédéric Poisson qui propose que "tous les foyers fiscaux soient redevables de l'impôt, même de manière symbolique".

  • L'IMPÔT SUR LA FORTUNE (ISF)

En 2015, l'ISF a rapporté 5,2 milliards d'euros de recettes à l'Etat. Réservé aux foyers fiscaux dont le revenu du patrimoine dépasse le seuil de 1,3 million d'euros, il concerne environ 340 000 contribuables. Sur ce sujet, seule Nathalie Kosciusko-Morizet se distingue. Tous les autres candidats souhaitent le supprimer. L'ex-ministre de l'Écologie veut transformer l'ISF en "obligation d'investissement" dans les petites entreprises.

  • LA TVA

Le taux normal de la TVA est actuellement de 20%. Alain Juppé propose de le faire passer à 21%. Jean-François Copé à 23%, et François Fillon évoque une augmentation de 2 points. Des propositions critiquées par Nicolas Sarkozy qui dénonce une "augmentation des impôts".

INFOGRAPHIEPrimaire à droite : que proposent les candidats en matière de fiscalité?

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