Trois jours avant le jour du scrutin, dimanche, les sept candidats à la primaire de la droite et du centre se retrouvent une dernière fois ce jeudi soir.

Le plateau du premier débat de la primaire
Le plateau du premier débat de la primaire © Maxppp / PhotoPQR / Le Parisien

Il ne reste plus que trois jours aux sept candidats à la primaire de la droite et du centre pour convaincre les adhérents et sympathisants de droite de voter pour eux. Ce jeudi soir, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy se retrouvent pour une dernière fois avant le premier tour des primaires, lors d’un troisième débat télévisé diffusé sur France 2.

Pour les candidats, l’enjeu est de taille, car pour l’heure, rien n’est encore joué en ce qui concerne l’issue du scrutin. Deux facteurs pourraient faire pencher la balance en faveur de l’un des trois candidats en tête, à savoir Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Juppé : “Plus il y a de votants et plus j’ai de chances”

Alors que la plupart des sondages, quoique très contestés sur leur valeur à ce stade, prédisent la victoire d’Alain Juppé après les deux tours de la présidentielle, la question de la participation devrait être un facteur déterminant. Selon l’équipe de Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux ne l’emportera clairement qu’avec l’aide des votes des sympathisants centristes, voire de gauche. Dans le cas où seuls les sympathisants Les Républicains se déplaceraient, l’ancien président de la République serait le mieux placé.

Pour Alain Juppé, qui assure être le seul à “pouvoir battre largement Marine Le Pen”, le débat de ce jeudi s’annonce donc comme une dernière chance de s’attirer des voix d’électeurs du centre et de la gauche. Mardi lors de son meeting à Paris, Alain Juppé l’a clamé haut et fort : “Plus il y aura de votants et plus j’aurai de chances de gagner.”

Le suspense Fillon

La deuxième inconnue de ce premier tour, ce sera le score de celui qui apparaît comme l’outsider de la campagne : François Fillon. Selon plusieurs sondages, l’ancien Premier ministre est en nette hausse dans les intentions de vote, et pourrait même l’emporter en cas de duel face à Alain Juppé au premier tour. Sa capacité à mobiliser pour le scrutin de dimanche s’annonce donc comme l’un des facteurs importants pouvant avoir une influence sur le résultat.

Tension ou apaisement ?

Quel discours les candidats vont-ils adopter pour ce troisième débat ? Le deuxième rendez-vous entre les sept postulants au titre de représentant de la droite et du centre, il y a deux semaines, avait été nettement plus tendu que le premier.

Or ces derniers jours, les candidats se sont à plusieurs reprises invectivés par interviews interposées : mardi, Jean-François Copé a dénoncé “l’imposture François Fillon” : “Quand on a été gaulliste pendant toute sa carrière et que depuis un an et demi on devient ultra-libéral, je dis, il y a un doute”, a-t-il déclaré sur France 2. La veille, Jean-Chirstophe Lagarde (UDI), soutien d’Alain Juppé, a appelé à “se méfier des gens qui parlent fort et agissent faible après”, visant directement Nicolas Sarkozy. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que le débat de ce jeudi soir soit donc encore plus à couteaux tirés que le précédent.

Des sujets sélectionnés par un sondage

Enfin, particularité de ce rendez-vous : le choix des thèmes qui seront abordés est basé sur un sondage mené par l’institut Harris Interactive auprès d’un panel de Français. Il devrait notamment être question de l’Europe, de la jeunesse et de la protection sociale, mais aussi des conséquences de la victoire de Donald Trump ou de la situation en Syrie.

Chaque candidat disposera de 90 secondes pour s’exprimer sur chaque sujet, interrogés par David Pujadas, Nathalie Saint-Cricq, Jean-Pierre Elkabbach et Hervé Favre. S’ensuivront vingt minutes de débat entre tous les candidats, dans le respect du temps de parole, et enfin une conclusion de 90 secondes à nouveau pour chaque candidat, comme pour tous les débats qui ont précédé.

A l’issue du premier tour dimanche, un dernier débat sera organisé le 24 novembre : seuls les deux finalistes de la primaire y participeront.

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