Peu débattue, la question de l'Éducation est pourtant majeure pour Benoît Hamon et Manuel Valls. Les finalistes veulent tous deux poursuivre le projet de refondation de l'École.

Discrète pendant les débats, l'École est une préoccupation majeure des deux finalistes de la primaire à gauche
Discrète pendant les débats, l'École est une préoccupation majeure des deux finalistes de la primaire à gauche © AFP / GUILLAUME SOUVANT

L'un a été Premier ministre d'un gouvernement qui a mis en place la refondation de l'École, une réforme importante avec à la clé 60 000 postes dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur. L'autre a été ministre de l'Education nationale de ce gouvernement, certes pendant trois mois seulement. Mais pour Manuel Valls et Benoît Hamon, l'Ecole est un point important de leurs programmes, même si elle n'a pas été au centre des débats de cette primaire.

Benoît Hamon et Manuel Valls s'inscrivent dans la continuité de cette réforme de l"'École de la République", avec notamment la création d'un service public d'accueil de la petite enfance et une refonte de la formation continue des enseignants, mais aussi la revalorisation des salaires et du statut de l'enseignant.

Et tous les deux veulent davantage de mixité. Avec des secteurs de collèges plus larges pour Manuel Valls, et en associant l'enseignement privé pour Benoît Hamon.

40.000 enseignants supplémentaires pour Hamon

Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, arrivé en tête au premier tour de la primaire à gauche dimanche dernier, la lutte contre les inégalités scolaires doit passer par le recrutement de d'enseignants supplémentaires : 40.000 nouveaux enseignants au total, ventilés pour moitié dans le primaire, priorité de Benoît Hamon, afin d'assurer un maximum de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2 et 20 au maximum "dans les REP, et REP +, les outres-mers et les territoires ruraux".

L'autre moitié sera destinée à la formation continue (15.000 postes), au remplacement des enseignants absents (2.000) et enfin à la scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les REP (3.000 postes volants).

Cette notion de renfort des moyens dans les zones difficiles se retrouve aussi chez l'ancien Premier ministre, qui souhaite "mieux accompagner les enseignants qui commencent leurs carrières dans des établissements difficiles".

L'apprentissage et moyens supplémentaires pour l'université

Manuel Valls oriente davantage l'Éducation sur l'orientation. Il veut "valoriser l'apprentissage et les métiers manuels" et garantir "le droit à une formation qualifiante tout au long de la vie".

Comme Benoît Hamon, il veut également redonner des moyens supplémentaires à l'université. Tous deux proposent d'ailleurs d'y investir un milliard d'euros chaque année.

Enfin,les deux finalistes de la primaire à gauche s'intéressent à la place de l'art et de la culture à l'école. En plus d'une "politique ambitieuse de langue française", chez Manuel Valls, pour lutter contre l'illettrisme, les deux candidats veulent "poursuivre le développement de l'éducation artistique et culturelle". Benoît Hamon précise davantage cet élément : il souhaite s'appuyer sur les collectivités locales mais aussi faire "de l’éducation artistique et culturelle une priorité des pouvoirs publics".

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