Les leaders de gauche réunis en 2014.
Les leaders de gauche réunis en 2014. © MaxPPP

La primaire de toute la gauche est au menu des écologistes réunis ce samedi ainsi que du conseil national du PS qui doit en acter officiellement le principe. Le calendrier est encore incertain avec des dates du 4 et 11 décembre évoquées mais pas confirmées.

De nombreuses incertitudes pèsent par ailleurs sur la tenue effective de cette primaire. Entre les signataires de l'appel du 11 janvier qui n'y croient plus et ceux qui ne veulent pas mettre en difficulté l'actuel président, le doute subsiste.

Cambadélis, chef d'orchestre

« On n'a pas le choix. Sinon c'est l'éjection de notre candidat au soir du premier tour et derrière l'explosion du PS et la balkanisation de la gauche », disent les socialistes les plus favorables au processus. Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis n'est pas loin de partager cette analyse. Il était très hostile à l'idée début janvier mais joue aujourd'hui les chefs d'orchestre.

Une confiance très relative en sa volonté sincère

Et c'est clairement l'une des données du problème : écologistes et communistes n'affichent qu'une confiance très relative en sa volonté sincère d'aboutir. Par conséquent, ils le poussent à définir un socle programmatique commun.

Le PS n'y est pas prêt, certains, comme le président des députés, Bruno Leroux, souhaitent qu'il n'y ait qu'un candidat du parti pour cette primaire de toute la gauche à savoir le Président Hollande.

"On n'est quand même pas le Parti communiste époque Staline" s'insurge un frondeur . Et si Jean-Christophe Cambadélis en réalité, à la manière du petit joueur de flûte d'Hamelin, jouait l'air de la primaire pour mieux mener ses thuriféraires à se jeter du haut de la falaise ? Réponse du même socialiste, « on est tellement mal qu'on en ait plus à faire des stratégies de si haut vol... »

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