Les sept candidats de la primaire à gauche ont ébauché chacun leur programme, dont peu sont encore très détaillés, en particulier dans le domaine économique.

Les candidats à la primaire de la gauche s'affrontent dès le 22 janvier
Les candidats à la primaire de la gauche s'affrontent dès le 22 janvier © AFP / PHILIPPE LOPEZ / AFP

Ils sont sept candidats à participer à la course à l'investiture de cette primaire à gauche : Jean-Luc Benhamias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls.

(Deux avaient été recalés sur les neuf, par la Haute Autorité des primaires citoyennes : l'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, représentant de l'aile gauche du PS , et l'invité-surprise Fabrice Verdier, membre du Conseil national du PS et conseiller municipal à Châteaudun en Eure-et-Loir).

Le scrutin aura lieu les 22 et 29 janvier (►LIRE ICI : le mode d'emploi de cette primaire), et les postulants ont présenté leurs programmes. Avec de nombreuses divergences, notamment sur le plan économique, où la précision n'est pas toujours de mise.

Des programmes prudents

Vincent Peillon, candidat inattendu à cette primaire avance pour l'instant sa "centralité" au sein du PS ni trop à gauche, ni trop au centre. Son projet, comme celui de Manuel Valls, est embryonnaire, l'un et l'autre n'ont même pas encore de site-web de campagne.

Projet d'experts pour Benoît Hamon qui souhaite (comme Montebourg et Valls) réserver le 49-3 aux projets de loi budgétaires et en plus créer un 49-3 citoyen, un pour cent du corps électoral qui pourrait bloquer une loi au parlement, le septennat unique et l'abrogation de l'article 16 sur les pleins-pouvoirs.

VIe République

Une nouvelle république, c'est aussi le credo du projet participatif d'Arnaud Montebourg : septennat non-renouvelable et la moitié des sénateurs tirés au sort. Mais il met l'économie au cœur de son programme, façon gaullisme d'Etat "par le haut" : 80% des marchés publics réservés aux PME, nationalisation temporaire d'une grande banque pour financer l'économie, là où Benoît Hamon souhaite relancer "par le bas" avec le développement des SCOP et de l'économie sociale et solidaire. Difficile enfin de savoir ce que propose la radicale de gauche Sylvia Pinel, sa candidature est d'abord tactique.

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