Selon les résultats publiés, Benoît Hamon est en tête du premier tour de la primaire de la gauche, avec plus de 36%. Manuel Valls arrive derrière, avec un peu plus de 31%.

Benoît Hamon (à gauche) et Manuel Valls (à droite) s'affronteront au deuxième tour
Benoît Hamon (à gauche) et Manuel Valls (à droite) s'affronteront au deuxième tour © AFP / Joël Saget

Les résultats publiés par la Haute Autorité chargée du scrutin, établis sur 1 147 391 suffrages exprimés, montrent une avance assez claire de deux des candidats dans le scrutin du 1er tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire (PS et ses partenaires) : Benoît Hamon (36,12%) et Manuel Valls (31,24%) sont donc qualifiés pour le deuxième tour.

Loin derrière arrive Arnaud Montebourg avec 17,62%, puis Vincent Peillon avec 6,83%, François de Rugy avec 3,83%, Sylvia Pinel avec 1,99% et Jean-Luc Bennahmias avec 1,01%.

Benoît Hamon sera lundi matin l'invité du 7/9 de France Inter à partir de 8h20, puis répondra à vos questions dans Interactiv' à 8h40.

Thomas Clay, le responsable de la haute autorité de la primaire, a annoncé qu'il y avait entre 1,5 million et 2 millions de votants, un chiffre "satisfasisant, compte tenu du contexte difficile", et qui prouve que "la primaire est entrée dans les moeurs".

Résultats partiels affichés par la Haute Autorité chargée du scrutin, sur  1 147 391 suffrages exprimés.
Résultats partiels affichés par la Haute Autorité chargée du scrutin, sur 1 147 391 suffrages exprimés. © Visactu

Hamon salue le "message d'espoir"

Arrivé en tête du scrutin, Benoît Hamon s'est exprimé peu avant son concurrent pour le 2e tour, saluant le "message d'espoir et de renouveau" transmis pas les électeurs, et appelle à aller voter encore plus massivement au deuxième tour. "Il s'agit maintenant d'amplifier la mobilisation qui s'est opérée lors de ce premier tour, de lui donner davantage de force", a-t-il ajouté.

Manuel Valls : "Le choix entre la défaite assurée et la victoire possible"

Après l'annonce des résultats, Manuel Valls, arrivé deuxième, s'est lui aussi félicité de la mobilisation des électeurs "face au scepticisme et face aux forces qui voulaient l'échec de cette primaire". "Un choix très clair se présente : le choix entre la défaite assurée et la victoire possible", a-t-il déclaré, faisant référence à Benoit Hamon.

"Je lance un appel à tous ceux et toutes celles qui veulent gagner cette présidentielle : venez voter dimanche prochain. Moi, je suis un combattant, j'aime les débats, et je veux que les Français puissent choisir".

Arnaud Montebourg se rallie à Benoît Hamon

Parmi les sept candidats, Arnaud Montebourg, arrivé troisième, est le premier a avoir pris la parole aux alentours de 21h. Il analyse le vote des électeurs comme "une condamnation massive et ferme du quinquennat" : "entre cinq et six électeurs sur dix ont voulu que la gauche retrouve le chemin de la gauche".

Désignant "le rassemblement des gauches" comme l'impératif, Arnaud Montebourg a indiqué : "Dimanche prochain je voterai Benoît Hamon et vous invite à faire de même".

Sylvia Pinel soutient Manuel Valls

De son côté, la candidate qui représentait le Parti radical de gauche, Sylvia Pinel, a indiqué qu'elle proposerait dès lundi au bureau du PRG de soutenir Manuel Valls au deuxième tour, celui qui est selon lui "le plus proche de [ses] convictions, et le plus apte à faire gagner la gauche".

Peillon et Rugy ne donnent pas de consigne, Bennahmias attend

Prenant à son tour la parole, l'ancien ministre Vincent Peillon a appelé "les électeurs de gauche à amplifier leur vote", car "la participation a été moyenne" selon lui, notamment à cause d'une "campagne trop courte". "Je félicite les deux finalistes, Benoît Hamon et Manuel Valls, et j'ai une pensée amicale pour Arnaud Montebourg", a-t-il ajouté, sans toutefois indiquer qui il soutiendrait pour le second tour.

Même combat pour François de Rugy : le candidat écologiste n'a pas donné de consigne de vote dimanche soir, mais à déclaré qu'il inviterait les deux autres candidats à les "rencontrer dès demain [lundi]". Invoquant le "parler vrai", il a avoué qu"il "aurait aimé obtenir un résultat plus important". De son côté, Jean-Luc Bennahmias a fait savoir qu'il attendait pour se prononcer, et donnera sa consigne mercredi.

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