A gauche, les voix s’élèvent pour inciter les citoyens à se prononcer à la primaire. Dans ce camp, la participation à ce scrutin ouvert au public est devenue un enjeu majeur.

Bureau de vote, primaire de la droite, le 27 novembre 2016.
Bureau de vote, primaire de la droite, le 27 novembre 2016. © AFP / JEFF PACHOUD

Désormais, ils sont plusieurs à gauche, à appeler de leurs vœux à une grande participation citoyenne lors des deux tours de la primaire de gauche en janvier 2017, comme Claude Bartolone, soutien de Manuel Valls qui déclare sur France Inter qu’il faut une vraie mobilisation des français :

Pourquoi tant d’attention sur ce scrutin?

En 2011, la première primaire socialiste avait attiré 2.600.000 votants au premier tour. A l’automne 2016, la droite enclenche sa première primaire ouverte, et rassemble 4.300.000 électeurs. Une participation exponentielle qui incite le PS à préparer le terrain : Christophe Borgel, le député PS président du comité d'organisation de la primaire souhaite, lui, "beaucoup de votants" c'est à dire "2 millions, 2,5 millions, 3 millions voire plus". Plus modérée, la porte-parole du PS Corinne Narassigain est déjà moins enthousiaste, et espère "entre 1,5 et 2 millions de votants".

Pourquoi cette primaire risque de ne pas avoir le succès des précédentes ?

Parce qu'avec sept candidats déclarés, il y a déjà une offre conséquente au premier tour de la présidentielle, et que Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Emmanuel Macron représentent chacun une ligne bien définie.

Parce que tous les sondages donnent le PS éliminé dès le premier tour de la présidentielle, même si l'on connaît la capacité des électeurs à les faire mentir... Cette primaire PS ressemble plus à un pré-congrès du parti, avec ce risque : que les socialistes ne parlent qu'aux socialistes et que son candidat ne dispose pas de la force propulsive nécessaire face aux candidats déjà lancés dans la présidentielle.

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