Les sept candidats de la primaire élargie du Parti socialiste vont s'opposer jeudi soir à l'occasion du premier débat avant le premier tour.

Les sept candidats à la primaire organisée par le PS s'opposeront lors de trois débats avant le premier tour, le 22 janvier prochain
Les sept candidats à la primaire organisée par le PS s'opposeront lors de trois débats avant le premier tour, le 22 janvier prochain © AFP / Joël Saget

La campagne des candidats de la primaire initiée par le Parti socialiste devrait gagner en puissance avec le premier débat ce jeudi soir entre les sept candidats. Sur TF1 et RTL, à 21h, Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls détailleront leurs programmes et tenteront de se démarquer pour prendre l'avantage dans une campagne dont l'issue demeure incertaine.

Tour reste à faire pour les têtes d'affiche, à l'image de Manuel Valls. Favori des sondages, il est handicapé par son statut de Premier ministre sortant. Même s'il possède le soutien d'une large partie du gouvernement, le – de nouveau – député de l'Essonne reste décrié par une partie de la gauche et ses récents déplacements ne montrent pas de réel intérêt sur le terrain pour sa candidature.

A Clermont-Ferrand mardi soir, Manuel Valls a ainsi tenu une réunion publique dans un gymnase à moitié vide. Quelque 300 personnes, contre les deux milliers venus à la rencontre d'Emmanuel Macron dans la grand halle d'Auvergne, trois jours plus tôt, ou le millier de personnes rassemblées mardi à Montpellier pour écouter Benoît Hamon.

Un nouveau souffle après une campagne "molle"

Pour ce premier débat, la tentation de se montrer trop agressif – en contraste avec une campagne aujourd'hui "molle" selon un soutien d'Arnaud Montebourg – sera à éviter pour les sept candidats. Ce même soutien estime qu'il faudra être "percutant, vif, offensif dans la proposition mais ne pas donner de leçon" car le premier qui tape risque la disqualification.

Pas question non plus de faire "le procès de François Hollande" rappelle un proche de Benoît Hamon : "Aujourd'hui, la gauche est face à la droite libérale, elle doit recréer de l'imaginaire. Parler travail, justice sociale, écologie, revenu universel."

Un succès indispensable pour tenter d'affaiblir Melénchon ou Macron

Le niveau d'intérêt des téléspectateurs donnera une indication de la participation au scrutin pour lequel le PS espère entre 1,5 et deux millions de participants au moins, contre plus de 2,5 millions pour chacun des deux tours en 2011.

Une participation massive est l'espoir du parti organisateur, la dynamique étant censée affaiblir Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, candidats hors primaire qui puisent dans l'électorat de gauche. Cette multiplication de candidatures est mortifère pour l'actuelle majorité, en grand danger d'être absente du second tour de l'élection présidentielle, que pourraient se partager les candidats de la droite et de l'extrême droite.

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