Les sept candidats à la primaire de la droite et du centre ont présenté jeudi soir leurs idées en vue de l'élection présidentielle. Passage en revue des principales propositions.

Les sept candidats à la primaire de la droite et du centre
Les sept candidats à la primaire de la droite et du centre © AFP / Joël SAGET Kenzo TRIBOUILLARD Martin BUREAU Lionel BONAVENTURE

Jeudi 13 octobre, les 7 candidats à la primaire de la droite et du centre se sont retrouvés sur TF1 et RTL pour leur premier débat.

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Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy (par ordre alphabétique) participeront au premier tour de la primaire le 20 novembre prochain, le second tour opposant les deux candidats arrivés en tête. 10.228 bureaux seront ouverts dans toute la France métropolitaine et les DOM-TOM alors que les Français de l'étranger voteront par internet.

►►►Par thématique, voici ce que propose chaque candidat (cliquez sur les flèches ou le déroulant du haut pour passer d'un candidat à l'autre) :

A chaque candidat ses enjeux

Les enjeux personnels ne sont pas les mêmes pour tous les candidats. Vus leur âge et leur ancienneté en politique, cette primaire est pour François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy la dernière possibilité de (re)devenir président de la République. Pour Bruno Le Maire - crédité de la troisième place dans les sondages - c'est la possibilité de créer la surprise ou, à tout le moins, de se positionner comme le chef de file de la nouvelle génération. Une place que lui dispute Nathalie Kosciusko-Morizet, placée loin derrière dans les sondages. Quant à Jean-François Copé, ancien secrétaire général de l'UMP, handicapé par le duel avec François Fillon pour la présidence du parti en 2012 et par l'affaire Bygmalion - il a été blanchi par la justice - il s'agit pour lui de revenir dans le premier cercle des "présidentiables" à droite. Enfin, Jean-Frédéric Poisson président du Parti Chrétien Démocrate associé à LR, il porte une candidature de témoignage fondée sur la défense des valeurs catholiques et sur l'abrogation du mariage pour tous.

Quelle part des électeurs de gauche?

Le nombre de participants à ce scrutin, pour lequel il faut débourser 2 euros par tour et signer une charte d'adhésion "aux valeurs républicaines de la droite est du centre", est l'une des principales inconnues.

Selon une étude IPSOS réalisée pour le CEVIPOF, 5 à 6% des électeurs auraient l'intention de participer à la primaire, ce qui équivaudrait à 3 millions de votants, comme lors de la primaire ouverte de la gauche en 2011. Mais quelle sera la part d'électeurs de gauche dans le scrutin ? Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy tenants d'une "droite décomplexée" en appellent avant tout aux électeurs de la droite et du centre, alors que leurs opposants en appellent à tous les Français - Alain Juppé par exemple s'adressant "aux déçus du hollandisme". Déjà, Nicolas Sarkozy l'accuse de déloyauté en lui reprochant de transformer ce scrutin en primaire de la gauche et de "voler" leur primaire aux électeurs de la droite et du centre.

Au-delà de ces enjeux stratégiques et des querelles de personnes, les 7 candidats sont bel et bien des candidats de droite au programme économique plutôt libéral. Cependant, sur les questions institutionnelles, sécuritaires et migratoires leurs projets diffèrent. Au-delà des propositions, cette primaire demeure une question de style et donc un combat de personnes.

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