taubira veut réparer l'esclavage par une politique foncière
taubira veut réparer l'esclavage par une politique foncière © reuters

Pour tenter de calmer la polémique née de la libération de trois délinquants par le parquet de Chartres la semaine dernière,Christiane Taubira est intervenu hier sur France 2. L'UMP parle de laxisme et estime que la loi pénitentiaire de 2009 est mal appliquée.

La ministre de la Justice Christiane Taubira a estimé que les magistrats ayant remis en liberté trois délinquants à Chartres avaient appliqué la loi, tandis que certaines voix s'élèvent dans la majorité et, l'opposition pour critiquer cette décision.

Interrogée sur le fait de savoir si les magistrats avaient commis une faute, Christiane Taubira a refusé sur le plateau de France 2 de critiquer leur décision :

Je ne porte pas de jugement sur les décisions de magistrats, a fortiori lorsque les magistrats appliquent la loi.

La ministre a rappelé qu'ils avaient agi en vertu de la loi pénitentiaire de 2009, adoptée par la majorité précédente et qui permet l'aménagement des peines inférieures à 2 ans d'incarcération. Christiane Taubira a insisté :

Le parquet n'a pas annulé, il a différé de deux à quatre semaines la mise sous écrous.

Le défit d'une "chaîne pénale efficace"

Interviewer par Patrick Boyer dans le journal de 13 H, le sénateur UMP du Nord-Pas-de-Calais et rapporteur de cette loi, Jean-René Lecerf, estime que l'encombrement de la prison de Dreux ne justifie pas la libération des détenus. Il appelle par ailleurs gauche et droite à une réflexion commune sur le sujet. Dans un message de fermeté, Manuel Valls a par ailleurs appelé à relever le défit"d'une chaîne pénale efficace ".

Dans Inter Treize, Jean-René Lecerf et Manuel Valls

L'UMP dénnonce "l'exception" de la prison ferme.

L'UMP a jugé que la libération de ces trois délinquants, faute de places de prison disponibles pour exécuter leurs peines, était la conséquence directe de la politique pénale de la ministre de la Justice . Le député filloniste des Alpes-Maritimes y voit la conséquence de la circulaire de politique pénale de septembre 2012 dans laquelle la ministre a, selon lui, donné des "instructions écrites aux procureurs de la République pour dire que le recours à la prison ferme doit désormais être l'exception ."

"C'est totalement irresponsable", a-t-il poursuivi, en demandant à François Hollande de prendre des dispositions "dès aujourd'hui pour abroger cette circulaire scélérate".

L'ancien ministre UMP du Logement, Benoist Apparu, a jugé le dossier "scandaleux parce que le message que nous adressons aux délinquants est catastrophique" et mis en cause l'arrêt du programme de constructions de place de prisons supplémentaires par le gouvernement.

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