Chaque jour, France Inter passe au crible les programmes des candidats. Sur la santé, le débat se focalise sur le reste à charge qui incombe aux patients.

Hôpital de Seclin
Hôpital de Seclin © Maxppp / PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Assurance-maladie pour les gros risques et mutuelle pour les petits risques ? L'idée avait été lancée par François Fillon, mais la réforme est remisée. Désormais le candidat de la droite promet un remboursement intégral des lunettes des enfants.

Il fait un pas important sur le terrain du reste à charge : il sera égal à zéro d’ici 2022 pour les audioprothèses, l’optique et les prothèses dentaires, voire pour les dépassements d’honoraires. En d'autres termes, dans chacun de ces domaines, le patient n'aura rien à débourser.

Au sujet de l'hôpital public, François Fillon n'envisage aucune baisse des effectifs auprès des malades. Le candidat de la droite et du centre envisage en revanche la suppression de postes administratifs.

Emmanuel Macron défend aussi la suppression du reste à charge. Un sujet sensible car, pour les soins dentaires, ce reste à charge est très important pour les patients. La Sécurité sociale ne rembourse que le tiers de ces soins. Sur les 10 milliards d'euros de soins dentaires engagés l’an dernier, les familles ont finalement payé 23%.

La réforme de ce reste à charge coûterait 4 milliards d’euros.

Marine Le Pen n'en fait pas un sujet. Elle préfère miser sur la suppression de l’Aide médicale d’état (AME) réservée aux clandestins et ne s’intéresse pas au reste à charge.

Le rêve d'une assurance-maladie universelle et absolue

D' autres candidats sont prêts à aller plus loin – et même jusqu'à la disparition des mutuelles – en créant une assurance-maladie universelle. L' idée a été initiée par Martin Hirsch, patron de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, et qui séduit Jean-Luc Mélenchon.

Les ménages et leurs complémentaires consacrent 42 milliards d’euros pour les dépenses de santé. Cette somme incomberait alors à l’assurance-maladie.

Mélenchon pourrait plaider pour un reste à charge zéro sur l’ensemble des dépenses de santé. "Chimères", lui répond Thierry Beaudet le patron de la Mutualité française.

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