Le Premier ministre et la ministre du Travail ont annoncé ensemble le calendrier et les grands axes du la future réforme du travail voulue par le président.

La ministre du travail, Muriel Penicaud (à gauche) et le Premier ministre, Edouard Philippe (à droite) ont présenté ensemble les grands axes du projet de réforme du travail.
La ministre du travail, Muriel Penicaud (à gauche) et le Premier ministre, Edouard Philippe (à droite) ont présenté ensemble les grands axes du projet de réforme du travail. © AFP / Alain Jocard

Lors d'une brève conférence de presse, le Premier ministre Edouard Philippe est revenu sur les objectifs du gouvernement, répétant à plusieurs reprises son souhait de "libérer les énergies" et de "travailler rapidement" afin de parvenir à une réforme du Code du travail, promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne. Le projet de loi d'habilitation sera présenté au conseil des ministres le 28 juin, la publication des ordonnances doit avoir lieu d’ici au 21 septembre.

Alors que certaines propositions avaient fuité dans la presse, le gouvernent a démenti et répété à plusieurs reprises son désir de laisser du temps à la concertation avec les syndicats, même si le texte sera de toute façon adopté par ordonnance "d'ici à la fin de l'été". "J'entends certains parler de guerre sociale. La seule guerre sociale que je conduirai, c'est celle de la lutte contre le chômage de masse, celui des jeunes, et pour le pouvoir d'achat", a insisté le Premier ministre.

Pour éviter la fronde qui avait suivi l'annonce du texte de la loi Travail en 2016, le gouvernement et sa ministre du travail Muriel Pénicaud a annoncé qu'une cinquantaine de réunions auront lieu entre le 9 juin et le 21 juillet. La ministre a d'ailleurs déjà rencontré certaines organisations syndicales la semaine passée.

Trois axes de travail ont été définis par le gouvernement : la "barémisation des dommages et intérêts" attribuées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif, le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur et la fusion des instances représentatives du personnel. La ministre dit souhaiter aller "vers une logique plus contractuelle qui fait confiance aux acteurs". Muriel Penicaud souhaite la fusion d'"au moins trois" des quatre instances de représentation des salariés (CE, CHSCT, délégués du personnel et délégués syndicaux).

Après la réforme du Code du travail s'enclenchera "dès septembre 2017" un autre chantier : la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Le président souhaite que l'assurance chômage soit ouverte aux indépendants et démissionnaires, un projet qui devrait "progressivement être mise en œuvre à compter de l'été 2018".

Par ailleurs le gouvernement souhaite aussi supprimer des cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage, une réforme "effectivedès le 1er janvier 2018","financée" par une hausse de la CSG. Puis, "un troisième temps sera consacré en 2018 à la rénovation du système de retraites" a expliqué le Premier ministre.

Le gouvernement s’attaquera prochainement au compte pénibilité. Une mission sera confiée "dans les prochaines semaines" à des personnalités reconnues afin de parvenir à des "recommandations opérationnelles", pour "fortement simplifier" le dispositif.

La réforme que le gouvernement prépare
La réforme que le gouvernement prépare © Visactu
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.