Que reste-t-il du PS qui doit tenir son congrès de refondation en avril et qui a connu en 2017 une défaite à la présidentielle et aux législatives ?

Après une année 2017 épouvantable, le PS arrivera-t-il à remonter la pente ?
Après une année 2017 épouvantable, le PS arrivera-t-il à remonter la pente ? © AFP / Stéphane de SAKUTIN

Le Parti socialiste, c'est un score inimaginable de 6,3 % à la présidentielle, un nombre de députés divisé quasiment par dix, des difficultés financières qui ont conduit à un plan social douloureux et à la vente du siège parisien de la rue de Solferino. 

Le PS est-il un parti convalescent, agonisant ou pire ?

Le PS pensait qu'il ne ferait jamais pire qu'en 1993 lorsque, dans une "Mitterrandie" à bout de souffle, la claque des législatives ne laissa que 53 députés sur les bancs de l'Assemblée. 

Il y aura désormais – comme l'appelle un membre important de la direction du parti – "le suicide de 2017" : 31 députés dans l'hémicycle, 40 000 adhérents officiels, "un parti de masse réduit à un parti de classe", comme le dit cet autre parlementaire, qui poursuit :

On est au mieux convalescent, au pire agonisant et on finira de mort lente à force de congrès famélique.

Aucun des deux finalistes de la primaire ne fait encore partie du PS : Manuel Valls est désormais "en marche" et Benoît Hamon en "Génération.s". Pourtant, ceux qui sont restés veulent encore croire qu'il existe un espace entre Macron et Mélenchon. Que si la social- démocratie est défaite comme offre politique, l'idée d'égalité, qui a toujours porté le socialisme, est plus que jamais nécessaire.

Qui pour l'incarner ? Une jeune femme : Najat Vallaud-Belkacem ? Un "hollandais" fidèle : Stéphane Le Foll ? Officiellement, il y a un seul candidat à cette heure : le "transcourant" Luc Carvounas, qui a pour lui une certaine forme d'abnégation. Il a fait à la fois la campagne de Manuel Valls et celle de Benoit Hamon.

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