Dans un entretien sur LCI en 2018, l'avocat pénaliste affirmait que "personne n'aurait jamais l'idée sotte" de lui proposer le poste : "c’est un exercice, je n’en ai pas les compétences".

"C’est un exercice, je n’en ai pas les compétences. Non non, pas du tout, je n’aimerais pas faire ça", estimait-il.
"C’est un exercice, je n’en ai pas les compétences. Non non, pas du tout, je n’aimerais pas faire ça", estimait-il. © AFP / Ludovic Marin

Dupond-Moretti ministre de la Justice ? "Non (...) Personne n’aurait jamais l’idée sotte, totalement saugrenue, incongrue, invraisemblable de me proposer cela", disait-il en 2018, lorsqu'il était interrogé, à ce propos, sur LCI. La vidéo, amusante dans le contexte de la nomination du pénaliste au poste de garde des sceaux, refait surface sur les réseaux sociaux, ressortie des archives de la chaîne info de TF1 par l'un de ses journalistes, Thibault Malandrin. Lors de cet entretien, mené par la journaliste Audrey Crespo-Mara et diffusé le 15 avril 2018, l'avocat avait aussi estimé qu'il n'en avait "pas les compétences". 

La transcription de l'échange entre Audrey Crespo-Mara et Éric Dupond-Moretti  

AUDREY CRESPO-MARA : "Si l'on vous proposait un poste de ministre de la Justice, vous l’accepteriez ?"

ÉRIC DUPOND-MORETTI : "Non."

AUDREY CRESPO-MARA : "Sûr ?"

ÉRIC DUPOND-MORETTI : "Oui, sûr. Vous voulez que je vous le signe ?"

AUDREY CRESPO-MARA : "Ouais."

ÉRIC DUPOND-MORETTI : "Non. D’abord, personne ne me le proposera. Ce sera un bordel, mais alors…! Personne n’aurait jamais l’idée sotte, totalement saugrenue, incongrue, invraisemblable de me proposer cela. Et moi franchement je n’accepterai jamais un truc pareil, non."

AUDREY CRESPO-MARA : "Pourquoi ?"

ÉRIC DUPOND-MORETTI : "Parce que ce n’est pas mon métier. Faut en avaler des couleuvres, pour faire de la politique. D’abord, il faut être d’accord avec tous les copains du gouvernement auquel on appartient soi-même. Faut manger son chapeau de temps en temps… Non, c’est une discipline, c’est un exercice, je n’en ai pas les compétences. Non non, pas du tout, je n’aimerais pas faire ça."

Une posture aujourd'hui gênante pour Éric Dupond-Moretti, d'autant plus qu'il répondait aussi par la négative lorsque, par exemple, des lecteurs de Marianne lui posaient la même question : 

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