À la veille de l’acte 20, et à 10 000 kilomètres de Paris, la patronne du RN s’est entretenue avec un groupe d’une dizaine de manifestants. Elle veut ainsi continuer à surfer sur ce mouvement, l’encourager, et surtout ne rater aucun épisode.

À Saint Denis de la Réunion, Marine Le Pen s'est entretenue avec des "gilets jaunes" de l'île
À Saint Denis de la Réunion, Marine Le Pen s'est entretenue avec des "gilets jaunes" de l'île © Radio France / Maxence Lambrecq

Face à Marine Le Pen, sur la terrasse d’un restaurant, des "gilets jaunes" fatigués : "fatigués parce qu'on est déçus, parce que depuis le 17 novembre on est dehors. C'est terrible ce que je vais vous dire, mais on y croit plus".

Alors, la députée est là pour les remotiver, persuadée que ce mouvement a déjà porté des fruits. "Maintenant, les politiques, avant de prendre une décision ils se disent "mais les gilets jaunes", explique-t-elle. Et ça c'est déjà une très grande victoire…"

Et si, ce vingtième samedi de mobilisation ne réunit que quelques milliers de personnes, ça ne sera pas un problème à ses yeux : "On limite les 'gilets jaunes' au nombre de personnes qu'il y a dans la rue, à regarder à 32 000, 24 000 ou 48 000. Mais c'est pas ça qu'il faut regarder, ce qu'il faut voir ce sont les millions de Français qui ont de la sympathie pour eux, parce qu'ils se reconnaissent dans les revendications qui sont exprimées par les 'gilet jaunes'" 

Pendant l’heure d’échange, Marine Le Pen ne cesse de leur donner raison, et cela en convainc certains, comme cet homme : 

Marine Le Pen, c'est la bombe qui va faire exploser le système

Jean-Claude, "gilet jaune" réunionnais, que Marine Le Pen a réussi à remotiver et à galvaniser
Jean-Claude, "gilet jaune" réunionnais, que Marine Le Pen a réussi à remotiver et à galvaniser © Radio France / Maxence Lambrecq

Et pour tenter de rester leur porte-parole, elle sort de son sac à main, un petit carnet : "Je vous laisse mon mail, vous me tenez au courant de vos actions. Et si vous avez besoin qu'une info soit passée au niveau national, n'hésitez pas à m'appeler, je suis là pour ça."

Voilà sa manière de faire campagne auprès des "gilets jaunes" pour les européennes.

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