la tribune de nicolas sarkozy vivement critiquée par le gouvernement
la tribune de nicolas sarkozy vivement critiquée par le gouvernement © reuters

L'ancien président a bien appelé lui-même le patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar, parce qu'il s'inquiétait de pressions qui auraient pu être exercées sur un témoin du possible financement libyen. France Inter et Le Monde ont pu consulter certaines écoutes téléphoniques.

Le 20 juin 2013, dans un reportage sur France 2, l'ancien interprète de Mouammar Kadhafi, accuse à son tour Nicolas Sarkozy d'avoir touché de l'argent.

Le lendemain, Michel Gaudin, directeur de cabinet de Sarkozy, appelle le patron de la DCRI, Patrick Calvar, et lui demande si ses services ont reçu ce témoin, Moftah Missouri. "Il est en Jordanie et il est à la recherche de papiers " poursuit l'ancien policier Michel Gaudin, alors "le président " (NDLR Sarkozy) a pensé que ça pouvait correspondre à un montage ".

Nicolas Sarkozy le confirme le 24 juin lors d'un coup de fil à Michel Gaudin : "j'ai des éléments très précis ". Selon lui l'interprète aurait été "en contact " avec les services, il aurait demandé des papiers pour venir en France, on lui aurait fait comprendre "que bien sûr s'il retrouvait la mémoire ce serait plus facile ".

"Je ne me contenterai pas d'un simulacre d'enquête " aurait lancé l'ancien président à Patrick Calvar. Il rend compte à Michel Gaudin de cet appel qu'il a passé lui-même au patron de la DCRI, mais dont la transcription ne figure pas dans le dossier.

Toujours selon Nicolas Sarkozy, Patrick Calvar aurait été "très respectueux mais assez embêté ".

Patrick Calvar a dû se justifier le 28 mars auprès des juges d'instruction. Il a assuré qu'il n'avait pas répondu aux sollicitations de l'ancien président et de son directeur de cabinet, ce qui aurait été une faute. Sur le fond, il a bien vérifié si ses services avaient contacté l'interprête libyen, mais, c'est "secret-défense" .

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